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Le stade Mamadou Konaté de N’tomikorobougou était riche en couleurs et en sons le 6 juillet 2013 à cause de l’enthousiasme des militants et sympathisants de la Convergence d’Actions pour le Peuple(CAP) qui avaient pris d’assaut les lieux, pour la cérémonie d’investiture de Racine Seydou Thiam, leur candidat à la magistrature suprême.

Dans son discours de bienvenue, le président de la Cap dira que leur idéologie est simple. « Il s’agit de mettre l’homme malien au centre de toutes nos préoccupations, bâtir une nouvelle société autour du travail, promouvoir la justice, l’intégrité, la dignité et le patriotisme à tous les niveaux de l’Etat. Notre parti n’est pas un parti de plus, mais plutôt un autre parti », a-t-il dit.

Dans son intervention, Racine Seydou Thiam a fait savoir qu’il est du devoir de chaque candidat à l’élection présidentielle de soumettre un projet au peuple qui se prononcera sur la pertinence, le bien fondé et la faisabilité d’un tel projet, le jour du vote. « J’espère que les maliennes et les maliens prendront leur temps pour mieux décortiquer les différents projets présentés par les uns et les autres, afin de déterminer lequel des projets est porteur d’espoir pour le Mali », a-t-il souligné.

Il a rappelé ensuite que notre pays manque d’infrastructures et que, pendant plus de 20 ans, nous avons assisté à l’effritement de notre société, au pillage de notre économie ; à la dépravation de nos mœurs et l’école malienne est à l’abandon ; le fossé de l’injustice sociale s’agrandit de jour en jour ; la corruption est érigée en système ; l’autorité de l’Etat est bafouée et les maliens ont perdu tout repère, car les valeurs sociétales et familiales n’existent plus.

Il a indiqué que de janvier à mars 2012, les maliens ont vu tant d’années de sacrifices et de luttes s’envoler comme une plume d’oiseau emportée par le vent. Cela est la résultante de la mauvaise gouvernance, du manque d’anticipation, de l’injustice et de la carence politique. Il a ensuite précisé que son projet est un contrat : « oui, je m’engage dans un contrat avec le peuple malien, dans un contrat, il ya des droits et des obligations et lorsque le peuple malien se fera le devoir de m’élire le 28 juillet 2013, je me ferai l’obligation d’honorer ma parole.

Dans mon projet la priorité sera accordée à la sécurité car sans sécurité rien n’est possible : pas de développement, pas de liberté. L’occupation par les terroristes et les narcotrafiquants des 2/3 de notre territoire nous a montré à quel point il est important d’avoir une armée capable d’assurer l’intégrité nationale, mais pour que les forces de défenses puissent faire face à leur mission de défense il leur faut du matériels adéquats ».

Les enjeux de ces élections sont énormes, a-t-il indique. Car, il s’agit de construire une nouvelle république, de formater un nouveau type de malien et de gouverner autrement. Le Mali ne doit plus être la risée du monde, ne doit plus lésiner sur les moyens pour défendre son intégrité et sa souveraineté, a-t-il conclu.

Le mini concert qui égayait la cérémonie a été animé par les rappeurs maliens : Iba One, Fouken- J, Sidiki Diabaté.

Lassana.

Le Guido du 10 Juillet 2013.