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Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Ousmane Koné a clôturé la Quinzaine de l’Environnement après 15 jours d’intenses activités de sensibilisation et de communication pour la sauvegarde de l’environnement. C’était le vendredi 17 juin 2016 à Kayes.

Après 15 jours de sensibilisation et de communication du 4 au 17 juin derniers en faveur de l’environnement, les rideaux sont tombés le vendredi dernier à Kayes sur la Quinzaine de l’environnement, la 17e édition du nom. A cette occasion, le MEADD, Ousmane Koné, était accompagné par le gouverneur de la région de Kayes, le maire de la Commune urbaine de Kayes et le représentant de la présidence de la République, Ismaël Sacko.
Le ministre Ousmane Koné a remercié le gouverneur pour son engagement. Avec ses collaborateurs il rehaussé l’éclat de l’événement. Selon lui, cette 17e édition est reconnue comme la plus réussie des Quinzaine depuis sa décentralisation amorcée à Ségou en 2014. Il a salué la population de Kayes pour son accueil et sa mobilisation exemplaires.
Le parrain, Boulkassoum Haïdara, et la première dame, Mme Kéita Aminata Maïga, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population, les femmes ministres, et parlementaires, les anciens ministres de l’Environnement n’ont pas été oubliés.
Il a adressé une motion de remerciement à la première Dame et son ONG Agir pour son dévouement dans la protection de l’environnement.
Les partenaires techniques et financiers, les médias et les forces de défense et de sécurité, la commission d’organisation qui ont accompagné et soutenu cette édition ont reçu les honneurs du MEADD.

« La lutte pour la protection de l’environnement est un travail de tous les jours. Elle implique tous. Ensemble, nous pouvons relever les défis environnements les plus coriaces. Les acquis de la présente Quinzaine doivent faire tache d’huile. L’élan imprimé dans la prise de conscience doit être maintenu et renforcé. C’est pourquoi, je demande à l’ensemble de mes services d’inclure dans leur programme d’activités la poursuite de l’information et de la sensibilisation des masses sur les thèmes abordés afin de parvenir à un changement de comportement perceptible d’ici l’édition 2017 qui se tiendra à Mopti », a indiqué le MEADD.
Pendant deux semaines, à Kayes, à Bamako, à Koulikoro, à Mopti, à Tombouctou, à Gao le programme prévu a été exécuté avec une grande implication de tous. A travers le pays, les ONG, les universités, les services de l’administration publique et du secteur privé, les artistes, les jeunes, les femmes ont attiré l’attention sur la gravité de la situation de l’environnement.

Ousmane Daou


RESO-Climat Mali : trois communes dotées d’un centre adapté aux changements climatiques

Bâti sur 73 ha à Biron (Commune de Bougoula), le Centre d’innovation et de technologie adaptée (Cirta) est un centre d’expérimentation, de formation destiné aux populations des 60 villages des communes de Sanankoroba, Dialakoroba et Bougoula pour leur adaptation aux effets des changements climatiques. Il a fait l’objet d’une journée porte ouverte le jeudi dernier.

Le Réseau des organisations de la société civile malienne évoluant dans les domaines des changements climatiques et la promotion du développement durable (Reso-Climat Mali) a organisé le 16 juin, une journée porte ouverte au Cirta à Biron dans la Commune rurale de Bougoula, ex-arrondissement de Sanankoroba.
Cette journée s’inscrivait dans le cadre des activités de la 17e édition de la Quinzaine de l’environnement. Elle avait pour but de faire visiter le centre par les populations locales, les partenaires ainsi que les acteurs de la protection de l’environnement.
Réalisé sur un site de 73 ha, Cirta est un centre d’expérimentation et de formation destiné aux populations des 60 villages des communes de Dialakoroba, de Sanankoroba et de Bougoula pour leur adaptation aux effets des changements climatiques.
Pour Mme Kouyaté Goundo Sissoko, chef de file de lobbying genre du Reso-Climat Mali, le Centre d’innovation et de technologie adapté vise à contribuer à la résilience des populations pauvres et vulnérables aux impacts des changements climatiques. Selon ses explications, ce centre va donner de nouvelles orientations aux agriculteurs de façon générale à travers des changements de comportement pour adapter aux réalités de l’heure.

« Par exemple tout le monde sait que les femmes tirent le maximum de leur revenu des ressources naturelles mais en pratiquant le maraichage ou élevage, elles peuvent générer des revenus sans pour autant être liées aux ressources nationales. C’est ça le lien entre le Centre et les effets du changement climatique », a-t-elle expliqué.
Unique au Mali, le Centre d’innovation et de technologie adapté est doté d’un espace vert, de maraichage, d’élevage, d’énergie, d’un château d’adduction en eau potable et de salles de formation, etc. Conscients de la nécessité d’une telle infrastructure pour la promotion du développement durable au Mali, les acteurs ont réaffirmé leur volonté de construire d’autres centres à travers le pays.
Saluant le Reso-Climat pour le choix porté sur leurs localités, les autorités administratives et coutumières des trois communes bénéficiaires ont assuré la bonne gestion du centre tout réaffirmant la disponibilité de leurs populations pour les sessions de formation.
La journée porte ouverte a été émaillée de visites des différentes zones du centre. Elle a été un véritable lieu de partage d’expérience entre acteurs de la protection de l’environnement et les participants.
A noter que Cirta est opérationnel depuis 2015.

Maliki Diallo

L’Indicateur du Renouveau du 21 Juin 2016