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La semaine dernière, des informations diffamatoires ont été distillées ça et là, sur le compte du directeur de l’ANICT, Mohamed Ag Erlaf. Lesquelles ont été relayées, comme d’habitude, par des radios de la place, avec le style qu’on leur connait. On l’accusait principalement d’être un complice des rebelles, d’avoir joué sur ses rapports avec Ramano Prodi, le représentant spécial du secrétaire de l’ONU, au Sahel, pour lui faire dire qu’une «intervention militaire n’est pas possible au nord du Mali avant septembre 2013», qu’il serait le conseiller spécial de Prodi. Des accusations, en somme, sans fondement.

Qui veut mouiller Mohamed Ag Erlaf ? Ce cadre honnête et compétent, une des fiertés de notre pays, qui n’a jamais été pris en faute, pendant plus de 20 ans qu’il exerce dans la haute sphère de l’Etat, est victime aujourd’hui d’un acharnement. Les uns, ceux qui convoitent son poste, ont toujours multiplié les mensonges pour le pousser dans le camp des rebelles. Au contraire, il avait fait de son possible pour ramener à la raison ses frères égarés. En vain. En homme averti, il est resté, lui-même, républicain, au service de l’Etat malien. Il est, en ce moment, à Dakar pour partager avec ses frères africains l’expérience de l’Agence nationale des investissements des collectivités (l’ANICT) et s’imprégner des succès des autres pays dans la gestion des collectivités.

Les autres (ses parents touaregs) ne comprennent pas pourquoi Ag Erlaf a refusé de les rejoindre dans le maquis. Ils l’en veulent et colportent souvent des contre-vérités sur son compte.

Le troisième groupe, qui entend mouiller Mohamed Ag Erlaf, se recrute parmi les cadres du nord. Il s’agit de ceux qui excitent la fibre communautaire pour opposer les «noirs» aux «blancs» des régions du nord. Il y a beaucoup d’entre-deux, qui jouent sur ce registre pour créer la confusion et l’amalgame. Heureusement que les cadres avertis du Nord du Mali sont plus nombreux que les forces du mal. Les journées des élus du nord, tenues du 1er au 2 décembre, ont permis à toutes les communautés de parler d’une même voix et de rester vigilantes afin d’éviter le chaos, parce qu’elles sont condamnées à vivre ensemble.

Dans le contexte actuel, peindre un cadre propre comme complice des Jihadistes ou contre la libération du Nord du Mali, c’est le donner à la vindicte populaire. C’est manifestement, ce que recherchent les détracteurs de Mohamed Ag Erlaf. Leur message ne passera pas.
Arrêtons la méchanceté et jugeons les uns et les autres aux actes !

Chahana Takiou

22 Septembre du 10 Décembre 2012