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Membre de la Légion étrangère depuis 1999, le sergent-chef est décrit par le ministère de la Défense comme un soldat dévoué à son métier.

jpg_une-1544.jpgLe sergent-chef Harold Vormezeele, tué mardi 19 février au Mali, à 33 ans, était d’origine belge, naturalisé français en 2010, et s’était engagé dans la Légion étrangère en février 1999, selon les éléments de biographie fournis dans la soirée par le ministère de la Défense. Il était rattaché au 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi, en Corse. Son décès dans un accrochage mardi 19 février, dans le nord du Mali, porte à deux le nombre de militaires morts pour la France au Mali depuis le début de l’opération Serval, le 11 janvier.

« Né le 24 juillet 1979 en Belgique, le sergent-chef Harold Vormezeele aura servi la France durant près de 14 ans », écrit la Défense. Il s’était engagé comme volontaire dans la légion à 19 ans, le 24 février 1999, est-il précisé. Formé au 4e régiment étranger de Castelnaudary, il intègre le 22 juillet 1999 le 2e REP en qualité de grenadier voltigeur, ajoute la note biographique. Intégrant plus tard la section des commandos parachutistes, « il est naturellement orienté vers le corps des sous-officiers et est nommé au grade de sergent le 1er juillet 2005″, est-il souligné. Il sera promu au grade de sergent-chef le 1er juillet 2010, deux mois après sa naturalisation.

« Faisant preuve depuis toujours d’un remarquable dévouement à son métier et d’une disponibilité sans faille », poursuit la note, le sergent-chef Vormezeele avait servi en Bosnie-Herzégovine en 2000, au Gabon en 2001, Djibouti en 2001 et 2011. Il avait aussi été envoyé en mission en Nouvelle-Calédonie en 2003, en Côte d’Ivoire en 2006, en République Centrafricaine en 2007 et enfin avait servi en Afghanistan en 2008, 2010 et 2011.

Harold Vormezeele a été tué mardi, lors d’une mission de reconnaissance dans le massif de l’Adrar, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit, dans le nord-est du pays. Peu avant 11 heures, les soldats français, une section de commandos parachutistes, renforcée d’un contrôleur aérien avancé et d’une patrouille blindée, ont été pris à partie par des groupes terroristes. Immédiatement, selon le ministère de la Défense, les soldats pris à partie ont été appuyés par un renfort au sol et par la patrouille blindée.

Simultanément, assure le ministère, une patrouille de deux Mirage 2000D, en mission d’appui au profit des troupes au sol dans la zone, est intervenue et a détruit deux nids de mitrailleuses lourdes. Les échanges de tirs se sont poursuivis pendant plusieurs heures.

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Les Echos du 20 Février 2013