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Le problème de logement se fait toujours sentir à Bamako, malgré
les multiples efforts fournis par le chef de l’Etat dans la
construction des logements sociaux pour les personnes à revenus
faibles. Mais aujourd’hui, il y a lieu de tenir compte des
indigents, qui sont sont sans abri, ou qui vivent dans des
cabanes, au bord des routes, exposés à tous les dangers, le plus
souvent avec leurs familles. D’autres passent la nuit au dehors,
couverts uniquement de sachets en plastique. Les rues de Médina-
Coura, notamment le boulevard du peuple, et d’autres quartiers
sont peuplées de ces démunis.

Cette situation, qui prend de jour
en jour de l’ampleur, devient préoccupante. Pas plus tard le
vendredi 20 juillet, les occupants de ces cabanes situées à
Banankabougou-Sema, juste dernière la gendarmerie, ont été
déguerpis de la manière la plus sauvage par les agents de mairie.

Mais où voulez-vous qu’ils aillent s’intaller? Ces personne ont
déjà du mal à trouver leur
pitance quotidienne.

La lutte contre la pauvreté ne doit-elle pas commencer à ce
niveau? Le département en charge de la solidarité doit songer à venir en aide à ses
sans-abri et les seuls mois officiels de la solidarité n’y suffisent pas. Il faut
chercher des solutions durables. Afin de venir au secours à ces sans-abri, il faut
construire de petits appartements afin de les recaser. Ces constructions
anarchiques des cabanes à travers les différentes rues de Bamako, dévisagent notre
capitale, qui est aujourd’hui en plein essor. Il est grand temps de songer aux
pauvres, si nous voulons mettre fin à la pauvreté.

Soumaïla T TRAORE/Soir de Bamako

25 juillet 2006