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Le bureau national du Congrès National d’Initiative Démocratique, Faso Yiriwa Ton (CNID-FYT) a organisé, le samedi 3 mai, avec l’appui financier de National Democratic Institute (NDI) un atelier de réflexion sur le thème : quelle éducation pour le Mali de demain ? L’ouverture des travaux a été présidée par la 1ère vice-présidente dudit parti, l’honorable Fanta Mantchini Diarra à l’hôtel El Farouk Kempinski.

Cette rencontre se propose d’échanger sur les maux qui gangrènent notre système éducatif et, d’autre part, de faire des propositions concrètes sur les perspectives qui s’offrent à l’école malienne dans les années à venir.

Un accent particulier a aussi été mis sur les enjeux que l’école doit relever dans un contexte de mondialisation où l’économie tend à s’imposer comme facteur déterminant des décisions politiques.

A l’ouverture des travaux, le Représentant résident de NDI au Mali, Pr. Raphaël Ouattara, a souligné que son institut est heureux d’accompagner le CNID-FYT dans le cadre de cet atelier de réflexion pour approfondir sa connaissance des enjeux et défis actuels de l’école malienne.

Pour la vice présidente du CNID-FYT, l’honorable Fanta Mantchini Diarra, ce thème qui est « quelle éducation pour le Mali de demain ? » tombe à point nommé, car à l’heure actuelle, dira-t-elle, les enfants sont dans la rue et les examens sont menacés.

L’éducation, précisera-t-elle, occupe une place de choix dans le projet de société du CNID et reste un sujet préoccupant. C’est pourquoi, elle a émis le vœu qu’au sortir de cet atelier, les participants puissent trouver la meilleure formule pour que le parti puisse apporter sa pierre à l’édification de l’éducation au Mali.Dans sa communication sur  » quelle éducation pour le Mali de demain ? » Georges Diawara, enseignant à l’Université de Bamako, a évoqué les différents problèmes que notre système a connus de 1962 à nos jours.

En faisant l’état des lieux d’une école en crise depuis 40 ans, l’orateur dira que le fonctionnement actuel et la politique du système éducatif malien reposent, en grande partie, sur l’esprit, les principes et les objectifs de la réforme de 1962.

Ces reformes étaient sous-tendus par sur cinq principes à savoir un enseignement de qualité tout à la fois de masse et de qualité, un enseignement qui puisse fournir avec une économie de temps et d’argent, tous les cadres dont le pays a besoin pour ses divers plans de développement, un enseignement qui garantisse un niveau culturel permettant l’établissement des équivalences des diplômes avec les autres Etats modernes, un enseignement dont le contenu sera basé non seulement spécifiquement africaines et maliennes, mais aussi sur les valeurs universelles et un enseignement qui décolonise les esprits.

Ainsi, pour relever les défis, a poursuivi Georges Diawara, le Mali doit mettre un accent sur la gestion des flux sans cesse croissants, l’option pour une politique linguistique qui respecte les réalités socio-culturelles du pays, le développement de la technologie et l’évolution du pays vers un véritable Etat de droit a- t-il conclu.

Ramata TEMBELY

05 Mai 2008