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Après la terrible répression de samedi, les Malgaches ont pleuré leurs morts dimanche. Le bilan officiel de la gendarmerie fait état de 28 morts, mais selon les sources hospitalières jointes par RFI, ce sont au moins 40 personnes qui ont été tuées par les tirs de la garde présidentielle sur la foule des partisans d’Andry Rajoelina devant le palais présidentiel samedi. Sans nul doute, cette sanglante répression marque un tournant dans la crise politique que traverse le pays. Andry Rajoelina, l’opposant du président promet de continuer la lutte, mais a décrété ce lundi jour de deuil national. Un répit dont la communauté internationale veut profiter pour tenter d’imposer la reprise du dialogue politique. L’ONU demande que les responsables de la tuerie soient jugés. On a appris ce lundi matin la démission de la ministre de la Défense Cécile Manorohanta, « après tout ce qui s’est passé ». La capitale malgache entame sa 3e semaine sous couvre-feu : interdiction de circuler le soir, la consigne est claire, mais tout le reste l’est moins. (Rfi)