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« Que du slam » est le nouvel album de 10 titres mis sur les plateformes de téléchargement par le premier groupe féminin de slam « Maralinké ». Ce groupe composé de trois filles ambitieuses : Mally KEITA, Bamby KONATE, Beby KOITA, vise à promouvoir le slam malien et à soigner les maux de la société et du cœur avec les mots. Interview avec Bamby KONATE dite Wesh la slameuse ou encore Bamby Slam, membre du groupe Maralinké. 

– Pouvez-vous nous parler de votre nouvel album ? 

BK: L’album s’intitule « Que du Slam », c’est une première pour nous. L’album est composé de dix titres et c’est une fusion de musique. Pourquoi je le dis ? Il n’est pas composé seulement que du slam, nous avons fait des featurings avec des griots et des rappeurs. Plusieurs thèmes sont abordés dans l’album notamment notre initiation au slam, l’immigration, les violences basées sur le genre, la méchanceté, la vie, la mort, la femme etc. Notre objectif est de promouvoir le slam africain surtout malien dans le monde entier et toucher du doigts les réalités de notre société. L’album a été lancé depuis le 27 février 2021 avec une soirée de dédicace au complexe culturel Blonba.

– La réalisation d’un tel projet vous a coûté combien et quel laps de temps ? 

BK: On voulait réaliser cet album depuis 2018 mais cela a un peu tardé compte tenu de certaines situations. L’album a été financé par Mossa Ag Attaher, le ministre de la jeunesse et des sports. Pour répondre à la notion du temps, nous avons mis une année à le préparer. Nous n’avons pas eu vraiment de grandes difficultés durant sa production. 

– Comment avez-vous abordé le thème portant sur la femme dans « Que Du Slam » ?

BK: Nous ne pouvions élaborer un projet d’une telle envergure sans toucher la junte féminine. Nous avons usé de mots pour soigner les maux dont souffrent les femmes surtout celles qui sont dans les foyers. Nous leur avons qualifié  comme des êtres capables, fortes, braves et intrépides. Nous avons également montré notre amour vis-à-vis de nos mamans qui ne cessent de se battre pour nous au quotidien.  

Adama Sanogo

@Afribone