Partager

Créé en 1992, LUTRENA a comme objectifs de développer, de contribuer à la prévention et à l’abolition du travail des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon l’article 244 de la loi n° 01-079 du 20 août 2001 portant code pénal en République du Mali, la traite des enfants est <>.

Les axes stratégiques de LUTRENA est de promouvoir un contexte juridique national et régional, propice à la mise en oeuvre d’actions contre la traite des enfants, de renforcer la capacité des organisations gouvernementales et non gouvernementales à s’attaquer au phénomène de la traite des enfants, de lancer des programmes d’actions directes relatifs à la prévention et la réintégration des enfants victimes de la traite, de développer la mise en oeuvre des mécanismes de coordination et coopération bi multilatéraux…

Dans son exposé, M. Michel Grégoire dira que LUTRENA compte actuellement 12 pays membres à savoir : le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Gabon, le Ghana, le Mali, le Nigeria et le Togo. Les pays associés sont : la Guinée, le Niger et le Sénégal.

Par rapport aux résultats obtenus par LUTRENA, M. Michel Grégoire a affirmé que 11.000 enfants dont 6.000 retirés de la traite et 5.000 en situation de prévention effective en sont des bénéficiaires directs ; 18.000 enfants et 6.2OO familles des bénéficiaires indirects. Il a également indiqué que 22.400 enfants, dont 9200 filles et 13.200 garçons ont bénéficié de services de santé, d’éducation, de nutrition, de formation et d’assistance légale. Il a enfin indiqué que 76 ateliers de formation ont permis de former 4600 personnes.

Dans son intervention, M. Dramane Haïdara Directeur adjoint du BIT a vivement salué la tenue de cette quatrième rencontre au Mali. C’est l’occasion, dira-t-il, d’expliquer aux uns et aux autres le Projet et le bilan de LUTRENA.

Mme Vera Lucia Paquete spécialiste travail des enfants en Afrique a, pour sa part, évoqué les conventions de l’OIT sur le travail des enfants. La Convention 138, a-t-elle indiqué, adoptée en 1973 par la Conférence internationale du travail (CIT), stipule que l’âge minimum d’admission à l’emploi ou au travail ne doit pas être inférieur à l’âge auquel cesse la scolarité obligatoire.

Et enfin, la Convention 182, adoptée en 1999 par la CIT, prévoit que des mesures immédiates et efficaces doivent être prises pour assurer l’interdiction et l’élimination des pures formes de travail des enfants.

Par rapport à la traite des enfants maliens dans les plantations en Côte d’Ivoire, M. Boua Bi dira : << LUTRENA Côte d'Ivoire n'est pas resté indifférent dans la situation des enfants maliens dans nos plantations. La zone a été identifiée et une stratégie a été adoptée, mais malheureusement, nous avons été confrontés à des difficultés suite au bouleversement que connaît la Côte d'Ivoire aujourd'hui. Les enfants maliens identifiés ont bénéficié de notre appui. Chaque enfant a été réinséré en fonction des besoins exprimés>>.

De son côté, M. Almoustapha N. Touré, Coordonnateur Mali a indiqué que LUTRENA Mali a mené plusieurs actions qui sont entre autres le renforcement des capacités de formation.

Il indiquera que 264 enfants membres des clubs d’enfants LUTRENA ont été formés et 250 enfants rapatriés de la RCI ont bénéficié de formation professionnelle.

Moussa Touré, Stagiaire

1er Juin 2005