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Quatre civils ont été tués et 14 personnes blessées lors de violences à Bangui où un collectif de la société civile centrafricaine avait appelé à une journée « ville morte » pour demander le retrait de la force de l’ONU (Minusca), accusée de « passivité » face aux groupes armés. La Minusca « est intervenue dès les premières heures de ce lundi à Bangui pour démanteler les barricades érigées par des manifestants hostiles », a indiqué la force dans un communiqué publié dans la soirée. « La Minusca dénonce avec fermeté les incidents qui ont touché certains quartiers de la capitale et déplore qu’ils aient entraîné la mort de quatre civils et blessé 14 personnes, dont cinq Casques bleus », ajoute le texte. Ces violences « constituent une nouvelle tentative des ennemis de la paix pour perturber le retour à la normalité constitutionnelle ». La Minusca « rejette par ailleurs la campagne de dénigrement contre les Casques bleus et va poursuivre sa mission en République centrafricaine (…) Elle rappelle également que toute violence contre les Casques bleus est passible de poursuites pénales internationales », conclut le communiqué. Lundi matin, des Banguissois avaient érigé des barricades dans plusieurs quartiers pour bloquer la circulation des taxis. De nombreux commerces étaient fermés ainsi que les banques. A la mi-journée, des Casques bleus avaient bloqué des manifestants qui se dirigeaient vers le quartier général de la Minusca pour faire un sit-in devant le bâtiment, ont indiqué des témoins à l’AFP. Les Casques bleus ont effectué des tirs de sommation pour disperser les manifestants. « En restant à la maison, la population va marquer son adhésion aux actions de la société civile demandant le retrait de la Minusca, et le ras-le-bol devant les tueries qui gagnent presque tout le pays », a déclaré à la presse le coordonnateur de la Société civile, Gervais Lakosso, organisateur de la journée « ville morte ».
AFP