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Les quarts de finale de la 50è édition de la coupe du Mali de football qui se jouent ce dimanche 6 juin offrent, en vedette, un explosif Stade malien de Bamako-ASKO. Les autres rencontres, sans avoir la même saveur, promettent également de chaudes empoignades.

Avec la forme actuelle des joueurs de l’ASKO, toutes les équipes qualifiées pour les quarts de finale de la coupe du Mali auraient voulu éviter de croiser le fer avec l’équipe de Korofina, qui est, sans conteste, la meilleure du moment, avec son jeu mobile, technique, collectif et aéré.

Avec le tirage au sort effectué le mardi dernier, c’est au Stade malien de Bamako qu’est revenue la redoutable tâche de rencontrer un team qui crache du feu. Dès lors, l’on comprend que les Blancs sont plus que jamais en danger. D’autant que l’équipe de Sotuba n’a pas encore fini de réussir la transition avec la venue de nouveaux techniciens aux commandes.

Il faut tout de même admettre que depuis la venue du nouveau coach, Mamoutou Kané « Mourlé », l’équipe cumule des victoires même si certaines d’entre elles ont laissé sur la faim. Car, il a été donné de comprendre que le Stade malien rentre difficilement dans ses matches. Alors, face à l’ASKO, les poulains de Mamoutou Kané sont tenus d’être stricts sur la production de jeu pour pouvoir tenir tête à un rival qui l’a battu au match aller du championnat national, comme il a terrassé le Djoliba AC et le COB.

Tant qu’elle arrivera à jouer son football, reposant plus sur du collectif que les initiatives individuelles, l’ASKO sera capable de faire mal, et même très mal. Il faudrait donc aux tacticiens stadistes d’œuvrer à bloquer la machine Orange en misant sur l’expérience. Tenant compte du fait que l’un des objectifs prioritaires du Stade malien reste la coupe du Mali, il faudra s’attendre à une forte pression de la part des supporters stadistes qui viendront plus nombreux que lors de la rencontre des huitièmes de finale contre le FC Balanzan de Ségou.

L’autre rencontre de Bamako sera une opposition indécise entre le CSK et l’ASB. Les responsables centristes sont plus que jamais décidés à jouer la finale du Cinquantenaire. Et leur équipe semble avoir retrouvé ses marques, avec la forme retrouvée des ténors comme Cheick Fantamady Diarra. Mais le fait de jouer contre un adversaire peu connu peut constituer un sérieux handicap pour eux.

En plus, l’ASB n’a presque rien perdu de la qualité du football qu’il pratiquait en première division. Si bien qu’elle constitue pour les observateurs, la meilleure de la division inferieure. L’équipe du président Hamala Simaga, déjà vainqueur de la coupe du Mali en 2005, s’est défait d’une bonne équipe de l’élite, le CS Duguwolofila, lors des huitièmes de finale. Dès lors, le CSK sait à quoi s’en tenir.

Décidée à aller le plus loin possible, l’ASB mettrait certainement les débats sur le plan physique. Et c’est là qu’elle pourrait faire mal aux Boys.
Les deux autres rencontres se joueront à Kayes et à Koulikoro. A Kayes, l’AS Réal de Bamako fera un déplacement périlleux chez l’AS Sigui. Les locaux sont difficilement malléables à domicile, surtout dans une rencontre de coupe. C’est dire que les Scorpions sont tenus de relever leur niveau de jeu s’ils veulent continuer l’aventure. Mais à l’analyse des forces et des faibles des deux équipes, les Kayésiens partent légèrement favoris.

A Koulikoro, ce sera le choc entre l’AS Nianan et le Djoliba AC. Au moment où le Nianan évoluait en première division, ses oppositions face au Djoliba AC n’étaient jamais gagnées d’avance par les Rouges. Cette fois, l’équipe de Koulikoro est en lutte pour retrouver l’élite.

Elle demeure malgré tout, l’une des meilleures de la deuxième division et ce n’est pas un hasard si elle a éliminé en huitièmes de finale l’AS Bakaridian, club de L1.

Cette fois, l’adversaire est le leader du championnat national et l’un des plus sérieux prétendants au trophée. Aussi, les Rouges qui sentent la mécane stadiste sur eux en championnat national sont en alerte maximale. On s’attend donc à les voir sortir la grosse artillerie pour le voyage de Koulikoro. La pression est certainement dans le camp du Djoliba AC, à lui de pouvoir la dominer.

Souleymane Diallo

03 Juin 2010.