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A partir de ce week-end (jeudi, vendredi et samedi), le Centre culturel français (CCF) de Bamako rouvre ses « Quartiers d’orange ». Il s’agit de ce vaste domaine (une ancienne usine d’intrants agricoles) modulable et transformé depuis la dernière biennale de photos (en novembre 2007) en espace culturel. Pour cette reprise, deux créations théâtrales-expériences et un défilé de mode seront à l’honneur.

Performance chorégraphique, ateliers vidéo, promotion de nouvelles écritures théâtrales, défilé de mode ! Tel est le nouveau plateau d’activités que les « Quartiers d’Orange » du CCF comptent offrir aux Bamakois à partir de ce week-end. Ils poursuivent ainsi leur présentation de toutes les esthétiques contemporaines.

Pour ce qui est du théâtre, il y est programmé deux pièces courtes intitulées « On ne paiera pas l’oxygène » et de « Le Grand écart », respectivement d’Aristide Tarnagda (Burkina) et Dieudonné Niangouna (Congo).

Avec une mise en scène d’Eva Doumbia (France), la Compagnie « La Part du Pauvre/Nana Triban » propose deux mises en scènes en une soirée autour de deux auteurs iconoclastes et provocateurs, Aristide Tarnagda et Dieudonné Niangouna.

« On ne paiera pas l’oxygène » est une allégorie futuriste, dans un monde où l’oxygène serait payant et les hommes enfermés. « Prison du corps, tentative de la transcendance, désespoir de l’homme devant l’inconnu », cette œuvre traite d’un thème universel : la recherche de la vérité.

Quant à « Le Grand écart », interprété par deux acteurs, c’est un dérapage sur le « pratiquement possible ». Il s’agit d’un concept selon lequel « tous les jours de la vie, on peut faire les choses les plus impossibles de la terre ». Ces deux représentations théâtrales (entrée gratuite) sont programmées pour ce jeudi 26 juin 2008 à partir de 21 h.

Le lendemain, toujours à partir de 21 h, est prévue la sortie d’atelier théâtral avec une création originale : « Les Patrons je les emmerde » ! Une œuvre d’Aristide Tarnagda avec une mise en scène d’Eva Doumbia (France).

Cette sortie d’atelier (une étape de travail) est le résultat d’un travail de dix jours mené par la Cie La Part du Pauvre/Nana Triban à partir d’un texte du jeune auteur burkinabé, Aristide Tarnagda. Pour l’occasion, le texte a été traduit en bambara.

L’atelier qui a précédé cette première présentation publique a permis une recherche sur la traduction du français dans la plus importante langue nationale au Mali, mais aussi d’étudier la dramaturgie de ce « texte décapant » pour un passage à la représentation théâtrale. Un texte d’humour, une belle appropriation de la langue française, une invention d’images poétiques.

Le samedi 28 juin 2008, est attendu le défilé de mode contemporaine africaine présentée par Sandra Muendane Cardoso (Mozambique). Il est intitulé, « L’Afrique est à la mode » ! Depuis quelques années, les stylistes africains prennent une place de plus en plus importante dans l’univers international de la mode.

Ainsi, autour du Festival international de la mode (Fima, au Niger), le concours « L’Afrique est à la mode » offre chaque année l’opportunité à des jeunes stylistes d’accéder à la notoriété. Ce samedi, c’est la lauréate 2007, Sandra Muendane Carsoso, qui présentera le résultat de son travail de 12 jours au Mali avec des modèles conçus à partir de tissus mandingues.

Un défilé atypique avec une performance chorégraphique réalisée avec des mannequins et des danseurs dans une installation vidéo de Nye Blen Dj.
C’est dire que, à l’occasion de cette reprise, le CCF a concocté un plateau de rêve pour les amateurs de théâtre et de mode.


Alphaly

26 Juin 2008