Partager

Depuis le début de l’hivernage, la Protection civile n’a cessé de déconseiller les baignades aux enfants dans le fleuve Niger. En même temps, elle demandait aux parents de surveiller leur progéniture.

Malheureusement, ces bons conseils sont tombés dans des oreilles de sourd, car c’est avec la bénédiction des parents que ces derniers continuent à organiser des baignades en groupes dans les eaux du fleuve.

Malgré donc les avertissements lancés, ces derniers temps, par la Protection civile, Mahamane Fané, accompagné de ses petits amis du quartier Sanfil, se sont rendus au fleuve Niger.

Ils étaient en train de se baigner quand, soudain, Mahamane a été emporté par le courant d’eau. Malgré les efforts conjugués des sapeurs-pompiers alertés d’urgence et des pêcheurs Bozos, le jeune élève coranique n’a pu être sauvé et son corps restera introuvable pendant trois jours de recherches infructueuses.

C’est le samedi dernier que son corps a finalement été découvert au  » Kilomètre 9  » par les pêcheurs bozos.

Alertée, la brigade de sapeurs pompiers de Dravéla dépêcha d’urgence une équipe sur les lieux pour procéder au repêchage du corps. Pour cette opération, les soldats du feu et les parents de l’enfant ont réquisitionné deux pirogues.

Après avoir repêché et conditionné le corps qui était déjà en état de décomposition avancée, Mahamane Fané fut enterré au bord du fleuve en présence du maire de Moribabougou, Diarra, des forces de la police et de la gendarmerie.

Une fois de plus, la Protection civile réitère son avertissement en direction des populations et des parents d’éviter les baignades dans le fleuve Niger pendant toute la période de grande crue.

Pierre Fo’o MEDJO

30 août 2006.