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Le chef de l’Etat peut manipuler le peuple pendant un temps mais jamais l’armée régulière sinon nous sombrerons dans la dictature alors que le peuple malien est hostile à toutes formes de dictature. La sauvegarde de l’honneur, de la dignité, de la fierté du Mali se trouve aujourd’hui sous la responsabilité de l’armée républicaine.
Le peuple malien et son armée ne peuvent accepter la reddition des généraux pour la partition du pays, une amorce dangereuse vers la division.

Il ne saurait y avoir une crise de confiance entre l’armée et le peuple. L’armée doit être soudée au peuple pour continuer la défense du patrimoine malien.

Une République dans la République

Il est inadmissible que des Algériens fassent partie du Comité de Coordination et de Suivi qui détient des pouvoirs exceptionnels, une autonomie de coopération internationale, une autonomie de gestion qui aboutirait à la proclamation d’une République dans une République.
Le Mali n’est pas une colonie algérienne et le gouvernement algérien ne saurait s’ingérer dans les affaires intérieures du Mali impunément.
Nous n’avons aucune leçon de savoir vivre à recevoir du voisin algérien qui se trouve indésirable de par sa position de soi disant facilitateur dans un problème qui relève exclusivement de la responsabilité des autorités maliennes.

Les plus hautes autorités du Mali viennent d’humilier le peuple malien en cédant au chantage des bandits armés pour la signature d’un soit disant accord de paix avec le soutien du voisin algérien.
Toute cette mascarade ne saurait détourner le peuple malien et son armée de l’option militaire pour la défense du patrimoine commun.

J’ai parlé de situation de guerre dans la partie Nord du pays le 19 Juin pour attirer l’attention de la société civile malienne sur le péril certain qui menace l’existence même du Mali à cause de la gestion calamiteuse du Chef de l’Etat qui a bradé le patrimoine malien.

«Tous les Maliens naissent et demeurent égaux en droits et en devoirs»

En effet il n’y avait pas de situation de guerre mais il y avait à assumer des responsabilités pour appliquer l’autorité de l’Etat. Ces bandits doivent être matés avec la dernière rigueur pour servir de leçons à tout autre groupe qui serait tenté par la même aventure.
L’article 2 de la constitution stipule que « Tous les Maliens naissent et demeurent égaux en droits et en devoirs ». Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, la religion et l’opinion politique est prohibée. Et tout individu, le Chef de l’Etat compris, ou tout agent de l’Etat qui se rendrait coupable de violation de ces dispositions, soit de sa propre initiative, soit sur instruction sera puni conformément à la loi.

Avec cent partis politiques, le peuple malien vit sous une nouvelle dictature

C’est pitoyable de constater que le peuple malien subit une nouvelle dictature pendant qu’il y a plus de cent partis politiques. Je pense qu’il est plus que jamais urgent de procéder à l’état des lieux de l’organisation politique et de la démocratie pour sauver la démocratie en péril.

Il faut réviser le multipartisme intégral pour aller à l’élaboration d’un projet de loi en faveur de quatre ou cinq grands partis politiques. Ceux-ci devront mettre en oeuvre en un temps imparti des actions concrètes de développement durable qui permettront de juger de leur pertinence afin de se prononcer sur une éventuelle candidature à la magistrature suprême.

Le Mali regorge de potentiels humains qui ont en propre l’honneur, la dignité, la fierté, la patience, la simplicité, la sérénité et le mépris des grandes vanités tout aussi bien que la générosité et l’indulgence à l’égard des petites vanités, des hommes qui sont habitués à commander avec la certitude du commandement et prêts à obéir lorsque cela est nécessaire, fiers dans l’un et l’autre comme s’ils suivaient leur propre cause.
J’en appelle à tous les patriotes de s’impliquer dans la gestion de la chose publique par une démocratie de proximité pour informer le citoyen de l’organisation politique au niveau local et national.

Nous devons donc avoir présent à l’esprit que les actes que nous posons aujourd’hui ont des implications sur les générations futures.

En conséquence nous devons davantage nous soucier de cela et faire des projets futuristes.

Samballa TRAORE /Président du Club

Pourquoi trahir tout un peuple pour satisfaire une minorité ?

Les vrais faux accords d’Alger constituent, à n’en pas douter, une bombe à retardement qui va péter, tôt ou tard, à la face des dirigeants maliens, en faisant des hécatombes au sud du pays.

Qu’est-ce qu’il faut pour instaurer définitivement la paix au Nord du Mali ? La peur ou le complexe d’infériorité des autorités à l’égard de la peau blanche serait-il la solution ? Cependant la solution semble trouvée à travers la signature par l’autorité des impardonnables concessions qui sont plus qu’une indépendance totale accordée aux rebelles mais plutôt une bombe atomique qui ne va pas tarder à faire des hécatombes au Sud et sur l’ensemble du territoire malien.En tout cas un vieil adage nous apprend que «mieux vaut être en enfer que servir au paradis».
Les accords d’Alger sont en profonde contradiction avec les dispositions de notre texte suprême et portent atteinte à l’intégrité du territoire malien. Les commentaires du Ministre de l’administration territoriale m’ont fait perdre le goût de vivre. C’est décevant d’entendre dire que les déserteurs de l’armée nationale seront traités avec discernement alors que la justice doit se prononcer sur leur sort.

En tant que juriste , j’attire l’attention du ministre de l’Administration Territoriale en le renvoyant aux dispositions du code pénal malien quant aux distinctions faites par le législateur entre les infractions de droit commun et les infractions de droit militaire. Les nordistes ont été recrutés sans condition dans la fonction publique et continuent à nous faire vivre en enfer tandis que les sudistes, après de longues études sont soumis à un concours de recrutement fictif. Ils traînent dans les rues aujourd’hui alors que les nordistes qui sont admis au baccalauréat bénéficient d’une bourse d’étude pour l’étranger. Demain, il ne serait pas étonnant qu’ils réclament Koulouba sans passer par des élections.

Face à l’incompétence du gouvernement je lance un vibrant appel au pouvoir législatif afin qu’il l’oblige à revenir sur cette décision honteuse pour l’ensemble des Maliens.
Je tiens à informer les autorités maliennes que les auteurs du 26 Mars 1991 les élèves et étudiants sont aujourd’hui des jeunes diplômés sans emploi. Ils ne manquent pas de munitions pour changer le cours des événements.

Quand le Sud s’éveillera….

Mahamadou TRAORE dit Léo.

18 juillet 2006