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Les textes sur les pupilles visent à combler l’absence de mesure de protection sociale spécifique des enfants orphelins dont les parents ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction ou au cours de mission ou de service exceptionnel de l’Etat. Ces informations ont été données à la faveur d’une conférence de presse organisée par le ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire. C’était dans la salle de conférence dudit département.
Nous étions le mercredi 21 juillet. Ladite conférence était présidée et animée par Amadou Diallo, conseiller technique au ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire. Il avait à ses côtés Mme Traoré Mariam Dafa Koné, conseillère technique, et le directeur national de la protection sociale et de l’économie solidaire, Mohamed Bassirou Traoré.

Dans ses explications, M. Amadou Diallo, conseiller technique, a relevé les difficultés de mise en œuvre de la loi sur les pupilles de la Nation et de l’Etat. Selon lui, ces difficultés sont relatives, entre autres, aux interprétations divergentes du champ d’application de la loi notamment le concept de pupille du Mali ; à la non précision de certaines expressions (mort au service de la nation ; dans l’exercice de ses fonctions ; dans l’accomplissement d’un service exceptionnel) ; à la controverse liée à l’octroi de bourse entière d’études aux pupilles de l’Etat ; au sort des enfants déshérités, enfants mineurs orphelins ou abandonnés élevés par l’assistance publique, et à la problématique de la distinction entre fonctionnaires civils et fonctionnaires militaires qui sont tous au service de la Nation.

D’après M. Diallo, il existe différentes sortes de pupilles concernés par cette loi : les pupilles de la Nation et les pupilles de l’Etat. Selon lui, peuvent prétendre au statut de pupilles de l’Etat, les enfants mineurs abandonnés, les enfants mineurs de parents inconnus, les enfants mineurs de mère malade mentale sans substitut parental valable, les mineurs de parents condamnés à de lourdes peines privatives de liberté et sans substitut valable et les orphelins pour lesquels aucun membre de la famille ne peut être tuteur. Et d’ajouter qu’ils ont la même qualité que ceux de la Nation.

Il a par ailleurs détaillé les prestations garanties aux pupilles conformément à la loi ainsi que les modalités pratiques de prise en charge. Il s’agit notamment de la prise en charge des frais scolaires, des frais d’actes médicaux et au besoin le placement dans une famille d’accueil. Dans ce mécanisme, l’Office national des pupilles en République du Mali travaillera en synergie avec l’ensemble des acteurs publics et privés concernés depuis la procédure d’identification jusqu’à la prise en charge des pupilles de la Nation et de l’Etat.

Mme Traoré Mariam Dafa Koné, pour sa part, précisera que les enfants pupilles de la Nation ou pupilles de l’Etat bénéficient de la prise en charge des frais scolaires, des frais d’actes médicaux et de soins, de la bourse entière de l’enseignement supérieur et du placement, le cas échéant, en institution spécialisée.

Quant au Directeur national de la protection sociale et de l’économie solidaire, M. Mohamed Bassirou Traoré, il a signalé que le dispositif de prise en charge des pupilles en République du Mali sera opérationnel après l’adoption par l’Assemblée nationale du Mali du projet de loi portant création de l’Office national des pupilles en République du Mali et sa promulgation par le président de la République.

Précisons qu’au titre de l’année 2017, ledit projet de loi bénéficie d’une dotation budgétaire de 500 millions de Fcfa, pour la prise en charge des pupilles en République du Mali (260.000.000 Fcfa). Et 240.000.000 Fcfa pour la mise en place et le fonctionnement de l’Office national des pupilles en République du Mali.

Ousmane DIAKITE/Stagiaire

Du 03 Juillet 2017