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Convention mondiale de Bonn …

En 1981 notre pays a ratifié la Convention mondiale, signée le 23 juin 1979 à Bonn sur la conservation des espèces migratrices de la faune sauvage.

Selon l’article 2.5, les parties signataires de cet acte interdisent le prélèvement d’animaux appartenant à cette espèce, espèce qui migre selon des critères bien harmonisés.

En annexe I de la convention, vous pouvez prendre connaissance des espèces en danger d’extinction.

La gazelle dorcas, espèce encore plus rare en voie de disparition, figure dans la première partie de cet article, et par conséquent bénéficie de cette protection internationale et mondiale. La gazelle dorcas se trouve dans la zone de Kidal.

Notre législation …

Par la loi n° 95-031 adopté le 24 mars 1995, notre pays a arrêté et fixé les conditions de gestion de la faune sauvage et de son habitat.

Par cette loi, la protection de la gazelle dorcas ainsi que de plusieurs autres espèces, se trouve renforcée.

En cas de la violation, il est prévu un arsenal juridique adéquat. Les charges vont de significatives amendes à de peines lourdes d’emprisonnement, assorties de diverses sanctions; telles que la confiscation du matériel et ou engin ayant servi à la chasse, retrait du permis de chasse, etc.

Financements en cours d’exécution …

Si mes souvenirs sont bons, un financement important de près de 20 millions de francs cfa d’un partenaire au développement du Mali serait actuellement en cours d’exécution pour la protection de la faune de la zone et aussi pour le renforcement des équipes de surveillance dans le parc national du Bafing.

Par ailleurs il serait aussi question de créer d’une réserve de faune (pour la protection des antilopes dans le Tâmesna), dans les régions de Kidal et de Gao.

Conclusion …

En quoi gagne t-on à laisser les braconniers détruire notre faune et notre flore ?

Doit-on attendre de la communauté internationale une sanction ou un rappel à l’ordre règlementaire, le seul langage que nous comprenons suffisamment ?

Il est temps, grand temps pour toutes et tous, populations et autorités, services déconcentrées et décentralisées, de prendre conscience des immenses dégâts auxquels nous assujettissons volontairement notre système écologique.

Retenons que de cela dépend notre survie et n’oublions pas que l’environnement n’est pas notre propriété, mais plutôt un prêt que nous devons remettre dans un état acceptable à nos descendants.

Recommandations …

Comme mesures de sauvetage et de sauvegarde, acceptons de faire sienne les préliminaires propositions suivantes : interdiction des feux de brousse et des battues collectives, responsabilisation des chasseurs, de l’armée et des responsables locaux dans la répression du braconnage, renforcement des structures de contrôle des textes en vigueur dans les zones et aires protégées.
A bon entendeur salut !!!

(à suivre)

11 mai 2005

Cheich Abd El Kader, architecte

abdelkader@afribone.net.ml

abdelkader@Koulikoro.net.ml