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Indispensable au fonctionnement de l’économie et à notre mode de vie, le pétrole peut s’avérer dangereux pour la santé de l’homme, à travers des produits dérivés comme le plomb, matière hautement cancérigène.

Les produits pétroliers polluent notre environnement, d’où la nécessité de protéger ce dernier, à travers des mesures, comme l’importation et la commercialisation de carburant sans plomb dans notre pays, estiment les spécialistes.

Ainsi, par l’arrêté interministériel n°06-1218/MEA-MEF-MIC-MET-MMEE-MS-SG du 13 juin 2006, le gouvernement malien a pris une mesure en ce sens.

Grâce à cet arrêté interministériel, le Mali se trouve actuellement sur la même longueur d’onde que la communauté internationale, qui depuis plusieurs années déjà, est engagée dans la lutte contre les pollutions liées au carburant.

Ainsi, avec cette nouvelle mesure, notre pays autorise l’importation de l’essence NO 91 qui constitue la meilleure qualité des hydrocarbures.

Le sigle NO, signifie l’indice d’octane contenu dans le produit pétrolier. Plus ce nombre est élevé, plus facilement brûle le carburant. Ce qui atteste de sa bonne qualité.

Selon le texte, « il faut entendre par essence pour véhicules à moteur toute huile minérale volatile destinée au fonctionnement des moteurs à combustion interne et allumage commandé, utilisée pour la propulsion des véhicules« .

Importateurs et les vendeurs sont tenus d’indiquer clairement les dénominations des essences pour véhicules à moteur sur les documents relatifs à l’importation, la vente et la livraison.
Car, il est écrit dans le texte que « la détention en vue de la vente de l’essence avec plomb, expose son auteur aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur« .

Les infractions recherchées, constatées, poursuivies, sont punies conformément aux dispositions de la loi n°01-020 du 30 mai 2001 relative aux pollutions et aux nuisances.

Sont chargés de l’application de la mesure d’interdiction, les agents de la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances, de la Direction nationale du commerce et de la concurrence, de la Direction nationale de la géologie et des mines, de la Direction générale des douanes et de l’Office national des produits pétroliers.

Pour un bref rappel, le gouvernement, avant de prendre la mesure d’interdiction de l’importation et de la commercialisation de l’essence avec plomb, avait pris le soin de prévenir, il y a un an de cela, professionnels du secteur, afin que ces derniers se mettent en règle.

Selon Mme Tapo Touga Nadio, directrice de l’Office national des produits pétroliers (ONAP), depuis l’annonce par les autorités de l’interdiction de l’essence avec plomb, l’Onap a signé des contrats avec ses différents fournisseurs à l’étranger, notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo. Et ces derniers ne leur fournissent plus que de la qualité sans plomb, a-t-elle affirmé.

Pour faire la différence entre la bonne et la mauvaise qualité d’essence, le contrôle se fait au niveau du dépôt de l’ONAP à Faladié.

Idrissa Hamady Diallo, chef du dépôt de l’Onap a expliqué la procédure.

Au dépôt, l’Onap contrôle tous les produits pétroliers. Chaque produit est accompagné d’un bordereau d’envoi qui contient toutes les données relatives à sa température et à sa densité. Calculs sont faits, et les données sont comparées.

La norme internationale requise est de 15°C, mais il arrive souvent qu’il y ait un écart entre les deux données. Si la différence se situe entre 1 et 2, le produit peut être déclaré dans les normes. Le cas échéant, l’Onap l’envoie au laboratoire de la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM) qui donne son aval, a-t-il expliqué.