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100 officiers, 70 sous-officiers et 328 élèves sapeurs du rang renforceront désormais la protection civile dans sa mission régalienne de contribuer à l’essor du service

La cérémonie de sortie de ce contingent 2020-2021 s’est déroulée la semaine dernière à l’école nationale de la protection civile à Sogoniko en présence du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine et d’autres personnalités de notre pays.

La première formation concerne 100 fonctionnaires de la protection civile ayant accédé au corps des officiers par voie de concours professionnel et la seconde regroupe les formations initiales d’incorporation dispensées au profit de 70 élèves sous-officiers et 328 élèves sapeurs du rang recrutés par voie de concours direct de recrutement au titre de l’année 2020. 

Après une formation commune de base couronnée de succès à Markala, l’école nationale de la protection civile a reçu ces élèves pour la phase professionnelle qui a duré huit mois. Selon le directeur de ladite école, le colonel Thiam Samaké, cette formation professionnelle a porté sur des modules spécifiques relatifs à l’éthique et la déontologie du sapeur-pompier.

Un module opérationnel a été dispensé avec des techniques de secourisme, de sauvetage et d’extinction, un deuxième en culture générale ainsi qu’un troisième en activité physique et sportive. Les sous-officiers ont reçu, au-delà des autres modules, la formation sur le système d’information et de communication. De leurs côtés, les élèves officiers ont spécialement suivi des séances en culture générale, rédaction administrative, hydraulique, transmission, prévention et en prévision.

Le colonel Thiam Samaké soulignera que tous ces modules et matières développés avaient pour finalité de permettre à ces futurs soldats du feu de pouvoir assumer fidèlement face à leurs devoirs et responsabilités dans la gestion des multiples risques liés à leur mission. «Un module d’innovation fut enseigné également, la gestion des dépouilles mortuaires», a-t-il spécifié.

S’adressant aux élèves fonctionnaires, le directeur de l’école nationale avertira qu’on ne vient pas à la protection civile pour s’enrichir. Précisant que le métier choisi incarne un don de soi, un engagement absolu sans contrepartie, sans considération aucune, y compris le respect de l’intimité des victimes et le plus souvent la sauvegarde de leurs fouilles. Pour le directeur général de la protection civile, le général Boukary Kodio, leur métier est une profession noble, ardue et pénible pour laquelle des qualités physiques, morales et psychologiques sont indispensables. Elle requiert beaucoup de sacrifice et d’abnégation.

Selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, c’est une grande satisfaction d’avoir des effectifs supplémentaires dans ses rangs surtout que notre pays en a besoin aujourd’hui. Aux élèves fonctionnaires, le général Daoud Aly Mohammedine rappellera que c’est le début de la phase la plus difficile qui commence. Tout est difficile surtout quand il s’agit de la sécurité civile, de protéger et de sauver des vies.

Source: L’Essor