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Mécontents de leurs conditions de vie et de travail, les soldats du feu ont animé, le vendredi 27 mars, une conférence de presse à la Bourse du travail. Cette conférence de presse était placée sous la haute présidence du Secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité. Son objectif : informer l’opinion nationale et internationale sur les motivations du préavis de grève que la section syndicale a déposé le 24 mars pour une durée de 72 heures si ses revendications ne sont pas prises en compte par le département.

La section syndicale de la Protection civile, par la voix de son Secrétaire général, a expliqué à la presse qu’il y a bientôt un an, le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile avait subitemment fermé sa porte à la section syndicale de la protection civile. Pire, le comportement du Directeur général de la Protection civile, le colonel Mamadou Traoré, bloque le processus du dialogue social.

 » Par ce comportement, le colonel Mamadou Traoré affiche une ferme volonté de nuire à l’épanouissement des fonctionnaires de la protection civile. Pour preuve : il est parvenu à faire abroger, avec le soutien indéfectible de son ministre, l’arrêté n°07-2619/MSIPC-SG du 26 septembre 2007 portant réglementation du port de l’uniforme par les fonctionnaires de la Protection civile et continue à se battre pour faire modifier l’arrêté interministériel du 26 septembre 2007 portant réglementation de l’uniforme des fonctionnaires de la Protection civile » déclare Bakary Dao. Pour l’orateur, ces modifications et abrogations d’arrêtés ont pour objectif de rétrograder les fonctionnaires de la Protection civile.

Il estime que ces grades sont trop élevés pour les soldats du feu. Et tout le fond du problème réside dans le fait que les jeunes officiers de la gendarmerie en détachement à la Protection civile sont supérieurs aux administrateurs et en grades militaires.


Pour conclure, il dira :
« lorsque nous sommes en quête de matériel de travail, le Directeur Général de la Protection civile a donné le zodiac de sauvetage de la protection civile à la brigade fluviale de la gendarmerie et la grue à la police nationale » A titre de rappel, Bakary Dao a lu la correspondance du Directeur général de la police nationale adressée au ministre de la Sécurité intérieure dans laquelle on peut lire : « l’attitude de la Protection civile jugée négative a entamé la crédibilité de ce corps, en principe d’élite, qui depuis quelques temps face aux sollicitations des citoyens, pose des problèmes de moyens ».


C’est donc face à tous ces problèmes que la section syndicale a déposé son préavis de grève.


Il s’agit, entre autres,:
de l’adoption du statut relu des fonctionnaires de la Protection civile, de l’exécution des points d’accord de la rencontre du 15 juillet 2008 entre le ministère de la Sécurité intérieure et la section syndicale de la Protection civile, de la formation de la 2e vague de chefs d’agrès, de l’arrêt immédiat de toute tentative de modification des arrêtés n° 07 2613 et n° 07 2619, de l’établissement des cartes professionnelles et du recrutement des techniciens et administrateurs parmi les fonctionnaires actifs de la protection civile.

Le Secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité, a rappelé que son union syndicale qui a pour devise « union, solidarité, action  » est composée de 15 syndicats. Avant d’ajouter que depuis un an, la Protection civile demande le respect des accords signés entre la section syndicale et le gouvernement.

Et c’est, selon lui, suite à la violation de ces conventions qu’une action est entreprise avec, au préalable, le dépôt de préavis de grève.

Il a donc averti : « Le SYNTADE accordera son soutien à la section syndicale de la Protection civile jusqu’à l’aboutissement de ses revendications. Et si les accords ne sont pas respectés, ce sont les 15 syndicats qui vont observer la grève ».


Kassoum THERA

30 Mars 2009