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A l’instar des autres pays membres de l’Organisation internationale de la Protection civile (OIPC), le Mali a célébré hier la journée mondiale de la Protection civile. Présidée par le Premier ministre, la cérémonie de commémoration a donné l’occasion aux autorités d’exposer les mesures prises pour mieux protéger les citoyens.

Pour la sixième fois consécutive, notre pays a célébré la journée mondiale de la Protection civile, commémorée le 1er mars par l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC). Cette célébration à la Caserne des sapeurs pompiers à Sogoniko, coïncide également avec le dixième anniversaire de la Protection civile du Mali, qui a vu le jour en 1998. La cérémonie d’hier avait donc une double signification : la réjouissance d’avoir loyalement servi les Maliens à travers des actes de sauvetage pendant une décennie et surtout l’opportunité de lancer des messages aux citoyens.

A cet effet, le thème de cette année, « la protection civile et les gestes qui sauvent », est expressif. En plus de la sensibilisation des populations pour une prise de conscience, le thème vise l’initiation des populations aux « gestes élémentaires ». Ce qui amoindrira drastiquement, à défaut d’anéantir les effets néfastes des fléaux, qui mettent en mal nos efforts de développement. Chaque citoyen est donc appelé à faire sien ces « réflexes élémentaires » pour non seulement protéger sa vie mais probablement sauver celle de ses semblables.

La cérémonie d’hier a été marquée par des démonstrations, des explications à travers des scènes d’accidents simulées afin de faire découvrir au public des techniques et des gestes appropriés dans le secourisme avant l’arrivée sur place des agents de la protection civile. L’on dénombre dix gestes techniques et huit références techniques. Mais, le préalable à toute intervention est de ne pas paniquer.

La Croix-rouge est l’une des complices de la Protection civile. Ses agents ont minutieusement illustré des méthodes de la réanimation. La pertinence de ces gestes, qui, selon le directeur général de la protection civile, le Colonel Mamadou Traoré, font partie de la trilogie « formation-information-sensibilisation », est certaine dans la mesure où « un simple réflexe de précaution ou une posture appropriée, rapide et adaptée permet de sauver sans contrepartie financière ».

Formation de 2000 secouristes

Les accidents de la circulation constituent l’une des causes de la mortalité aujourd’hui dans notre pays. Qualifiés « d’hécatombe » par plus d’un, ils occupent une place de choix dans les interventions de la Protection civile, vu leur nombre de plus en plus croissant. Le président de la République a même donné le ton dans la croisade contre ce fléau dans son Programme de développement économique et social (PDES), où il affirme : « Il s’avère urgent de repenser notre politique de sécurité routière. Elle sera un axe majeur du nouveau mandat ».

La concrétisation de cette volonté politique affichée est intimement liée à l’association des populations dans les techniques rudimentaires de secourisme, a répété le directeur général de la Protection civile. « C’est pourquoi, le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile s’attelle à mettre en œuvre un vaste programme d’initiation aux gestes élémentaires de secours à travers des groupes cibles (transporteurs, élèves et étudiants) en coordination avec plusieurs ministères dont celui de l’Equipement et des Transports, de la Santé ». Le but de l’opération, a-t-il précisé, est de former 2000 secouristes par cercle.

Les communes, les écoles et les médias serviront de lieu d’initiation. Cependant, le Colonel Mamadou Traoré a laissé entendre que la couverture de la Protection civile doit être plus soutenue.

Tout comme la Croix-rouge malienne, le secrétaire général adjoint de l’OIPC, à la tête d’une délégation de sa structure, a remis un message au Premier ministre Modibo Sidibé. Il a aussi mis l’accent sur l’efficacité et la diffusion des services de la Protection civile.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

05 mars 2008.