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Aujourd’hui, plusieurs milliers de nos jeunes filles et garçons tentent l’aventure de l’eldorado dans l’Occident. Ce phénomène de migration est devenu un calvaire et une préoccupation des autorités de différents pays. Par ailleurs, les africains, dans cette situation, sont exposés à toutes sortes de contraintes physiques, morales allant jusqu’à l’atteinte à leur honneur.

Malgré toutes ces contraintes, les mouvements sont de plus en plus intensifs pour la recherche de ce confort en Occident. Le cas de Lolita, cette jeune ivoirienne de 36 ans est affreux.

QUI ETAIT LOLITA ?

Lolita, surnommée Poupy est une ivoirienne qui a commencé son calvaire de la prostitution à Bénin City (Nigeria). Une carrière de vingt-deux ans dans la prostitution en Europe lui a laissé de nombreuses séquelles corporelles et morales.

Elle a déclaré que sa vie est devenue compliquée à l’âge de 12 ans. Une fille belle et intelligente s’est retrouvée en Europe lorsque ses parents avaient voulu qu’elle termine ses études avec sa tante qui en avait fait la demande.

LE DEBUT D’UN CALVAIRE

A l’écoute de la petite Poupy “c’est vers 14 ans que le coeur de sa tante qui vit en Hollande et qui semble y avoir réussi, l’a demandée à ses parents”. La tante croit lui avoir trouvé un mari riche car, elle en a trouvé plusieurs pour les filles des autres. Elle déclare ainsi, “Si seulement j’avais su ce qui m’attendait chez les Blancs, je serais restée bien au chaud chez mes parents”.

En effet, à son arrivée chez sa tante avec ses papiers d’études, depuis sa tutrice n’aurait jamais rien fait pour son intégration à l’école au prétexte que le système scolaire hollandais est différent des autres.

C’est alors qu’à la maison, un défilé bizzare d’hommes d’un certain âge qui la regardaient sous toutes les coutures comme une bête curieuse, a commencé. Sa tante l’avait habillée et maquillée comme une pin-up.

Bref, la vente aux enchères pour sa belle forme vient de commencer. Les hommes avec qui elle est achetée la soumettaient à toutes sortes de tortures pour leurs besoins. Personne donc ne venait à son secours. Elle déclare être toujours sous surveillance.

Souvent, un vieux médecin de famille passait soigner ses blessures et soulager les douleurs dues à des sodomies sauvages dont elle était victime. Poupy déclare qu’elle était la chose et l’esclave de son mec qui l’avait achetée très cher. Elle lui appartenait pour avoir été vendue par sa propre tante.

LES ACTES DE TORTURE

Elle a affirmé que plusieurs filles comme elles subissaient le même sort. Elles étaient utilisées pour faire des photos de Fist Fucking. “Ce sont des scènes où nous sommes pénétrées par toutes sortes d’objets, carottes, aubergines, concombres, bananes ou d’autres fruits, des bouteilles ou encore des mains entières ou des pieds ou les deux. Ce sont nos organes spectaculairement dilatés, au bord de l’explosion et de la déchirure, qui sont photographiés”. Selon elle, des gens paient des sommes folles pour visionner les cassettes de ces actes barbares chez eux.

SES INQUIETUDES

Aujourd’hui, à l’âge de 36 ans, elle jure que sa vie n’a plus de sens. Elle est exposée à la prostitution pire, la cigarette et la drogue sont devenues ses nourritures. Elle dit : “On m’a mis dans la merde, je me bats seule aujourd’hui, je ne peux plus ventrer”. “Je ne saurais expliquer les marques sur mon corps et je ne vis que de drogue”. “Ici, j’ai mes habitudes et mes clients”. “Je suis là parce que la personne que je considérais comme ma mère a vendu ma virginité”. La seule prostitution a fait d’elle une droguée et une alcoolique que le sida précipite dans les bras de la grande faucheuse.

En conclusion, le parcours de Lolita est une illustration parfaite du calvaire de plusieurs milliers de femmes africaines.

Hady BARRY

23 novembre 2007.