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1. L’Or vert

L’agriculture, l’une des principales richesses du pays, enregistre des performances inégalées en Afrique.
– Premier producteur de riz de la sous-région (Office du Niger)
– Premier producteur de mangues de la sous-région et même d’Afrique (600 000 tonnes environ)
– Premier producteur de karité
– Deuxième producteur de pommes de terre (environ 100 000 tonnes) après le Nigeria.
– Quatrième producteur de gomme arabique
– Grand producteur de tomates, d’oignons, de sésame et bientôt de blé

2. L’Or blanc:

Deuxième producteur de coton d’Afrique

3. L’Or rouge :

-Premier pays-région
– Troisième pays d’Afrique en pêche continentale (plus de 100 000 tonnes de poissons)

4. L’Or jaune :

Troisième producteur d’or en Afrique

5. Mines :

Plusieurs potentialités minières : diamant, bauxite, fer, calcaire, uranium, pétrole bientôt, etc.

6. Richesses et patrimoine culturel.

Un passé historique glorieux, plus de quatre sites classés dans le patrimoine mondial.
Comment peut on s’évertuer à classer ce pays si riche, si grand et si beau, pays pauvre ? Il a seulement besoin de se développer en mettant ses ressources en valeur.

Les Maliens doivent se serrer les coudes et avoir plus d’abnégation et de persévérance dans le travail.

Ce pays a une chance actuellement, c’est la paix, la bonne gouvernance, la démocratie, toutes choses qui peuvent permettre d’avancer, de se développer, d’attirer les investisseurs étrangers, surtout que le pays est en train de faire de grands efforts pour atténuer son désenclavement.

C’est pourquoi les ministres chargés des Investissements privés, du Commerce et de l’industrie, des Maliens de l’extérieur devraient mener des campagnes de sensibilisation agressives auprès de tous les Maliens, de l’intérieur et de l’extérieur, pour la promotion des projets industriels et agricoles.

Le Mali, puissance agricole, doit se faire avec les Maliens.

La promotion des commerçants maliens est une bonne chose. Ils sont d’ailleurs considérés comme les premiers commerçants de la sous-région et même d’Afrique. Toutefois celle de l’industrie et de l’agriculture doit être prioritaire.

En conséquence, il faut canaliser toutes les aides, toute l’assistance vers l’industrie et l’agriculture, car c’est cela qui permettra au pays d’amorcer un vrai décollage économique.

Contrairement à ce qu’on croit, certains Maliens de l’intérieur comme de l’extérieur sont très riches. Et pourtant, ces Maliens riches ne veulent pas investir dans l’industrie ou l’agriculture parce que dans ces activités, le risque est grand, les profits ne sont pas immédiats et la gestion des ressources humaines est très délicate.

En effet, on constate un phénomène qui désoriente tous les étrangers résidant au Mali surtout dans les grandes villes.

Autant le Malien est dynamique, sérieux, travailleur à l’étranger, autant il est paresseux, orgueilleux, insoumis chez lui.

Or, une industrialisation et une agriculture exigent une main-d’œuvre locale soumise et sérieuse pour s’atteler à des tâches difficiles et contraignantes. En conséquence, le ministre de l’Emploi devra mener avec l’ANPE et l’APEJ des actions de sensibilisation, de formation pour soutenir la prétention des jeunes postulant à un emploi.

Toutes les autorités du pays, y compris la société civile, doivent se mobiliser pour mener des campagnes de sensibilisation et surtout des actions pour préserver la paix sociale et éviter certains débordements comme la grève générale des travailleurs en 2003, les manifestations du 26 mars 2004, les opérations commando contre les commissariats de police en 2006, la mutinerie de Kidal du 23 mai 2006 etc.

Pour endiguer ces phénomènes, il est nécessaire d’avoir un Etat fort et qui n’a pas d’état d’âme.
Le président Houphouët Boigny, qui est aujourd’hui considéré comme le Sage de l’Afrique et qui fut un grand chef d’Etat, disait que «  quand il faut choisir entre l’injustice et le désordre, il fallait choisir l’injustice parce que, selon lui, on peut réparer l’injustice, mais le désordre, on ne peut pas le maîtriser quand il s’installe. En conséquence, il faut appliquer tout de suite une solution radicale sans complaisance, la survie de la nation en dépend « .

Pour amener le pays vers le développement et pour mobiliser des fonds importants et réaliser de grands projets (industriels, agricoles et miniers), il est souhaitable de créer une bourse des valeurs locale à Bamako.

Cette bourse ne doit pas être créée pour concurrencer la BVA d’Abidjan, mais pour attirer uniquement des capitaux maliens et étrangers.

Cette bourse des valeurs malienne aura pour tâche de mobiliser les fonds des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur (la diaspora).

Elle permettra de faire du Mali un lion, un aigle ou un hippopotame, à l’instar des dragons ou tigres d’Asie qui se sont développés grâce à leurs propres efforts et à l’appel des capitaux nationaux et étrangers.

Samour DEMBA

14 août 2006.