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Les producteurs et exportateurs des fruits, légumes et produits de cueillette du Mali viennent de se rencontrer à la CCIM pour se doter des organismes de concertation pour la promotion des différentes filières retenues. Ainsi les produits tels le sésame, le karité et la gomme arabique qui ont fait l’objet de rapports sur les stratégies sectorielles de développement ont été dotés chacune d’une Commission de travail. Une autre Commission a été mise en place pour la recherche des moyens en vue des études pour 19 autres produits . Elle est présidée par Issa Kéïta, président de l’Association malienne des exportateurs de produits agricoles et de cueillette (AMEPROC).

La mise en place de ces cadres de concertation est la matérialisation de l’une des conclusions des rapports sur les stratégies sectorielles pour le sésame, le karité et la gomme arabique.

En effet, le gouvernement dans le cadre d’une politique globale de développement des produits agricoles, a identifié vingt deux filières prioritaires. Parmi elles, trois produits ont été choisi par le Programme intégré conjoint d’assistance technique aux pays moins avancés (JITAP), pour mener, depuis deux ans, des études dans le cadre de leur développement. Cela en collaboration avec le département de l’Industrie et du commerce. Les rapports produits par les experts en question révèlent que chacun de ces produits (sésame, karité et gomme arabique) représente un potentiel très important mais insuffisamment exploité et les productions sont faiblement valorisées.

Ainsi, pour le cas du sésame par exemple, le Mali ambitionne, à travers la mise en œuvre de la stratégie d’augmenter la production de 50% par an pour les cinq prochaines années et de devenir, à l’horizon 2011, un producteur de sésame reconnu sur le marché international pour sa qualité et sa quantité.

La production de sésame actuellement estimée à 100 000 tonnes par an devra, d’ici à 2009, avoir une qualité nettement meilleure grâce à une modernisation des équipements, à la formation de la main d’œuvre, à un contrôle de qualité sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Dans le domaine des services financiers, la stratégie prévoit que 50% des acteurs auront un facile accès aux crédits pour qu’en 2015, le sésame puisse représenté 2% du PIB.

C’est conscient de cet constat et dans l’optique de sortir de l’ornière, que les acteurs de ces filières se sont réunis autour de la président du Réseau des femmes entrepreneurs pour le développement, Mme Hadja Mouye Sanago, du président de l’AMEPROC, Issa Keïta, en présence du consultant, Moussa Diakité du Bureau du modérateur.

L’objectif était, alors, la mise en place de Cadre de concertation pour le développement de ces filières aujourd’hui très recherchées sur le marché mondial et qui peuvent être une alternative pour notre pays face à la crise du coton et à une éventuelle baisse de la production d’or.

Les produits exploités par les populations à la base peuvent engendrer directement des ressources pour l’amélioration de leurs conditions de vie et, par conséquent, lutter de façon efficace contre la pauvreté.
Ainsi, les acteurs de ces différentes filières ont mis en place quatre commissions. Les trois premières devant s’occuper de la promotion du karité, du sésame et de la gomme arabique sont présidées respectivement par Mme Rokia Cissé, Mamaye Kassogué et Mamadou Guèye qui interviennent chacun dans la filière confiée.

La quatrième commission devant s’occuper de la promotion des 19 autres filières (lait, viande, poisson, épices, oléagineux, mangues…) qui n’ont pas, pour le moment, fait l’objet de rapport par le JITAP, est présidée par Issa Sikamory Kéïta.

Chacune des commissions devra se donner les ressources humaines nécessaires pour dégager des voies et moyens capables de donner un coup de fouet à l’activité commerciale de ces fruits et légumes et accroître les revenus des acteurs.

Youssouf CAMARA

03 Avril 2008.