Partager

Dans le combat pour la promotion des droits humains au Mali, la commission nationale des droits de l’Homme veut jouer pleinement son rôle. Depuis le remembrement, le 23 juillet 2008, du bureau exécutif de la commission, son Président Me Moussa Maïga ne rate aucune occasion pour attirer l’attention des autorités sur le manque de moyens qui empêche la commission nationale des droits de l’Homme d’être opérationnelle.

Mais, en attendant d’avoir les moyens conséquents, Me Moussa Maïga et ses camarades se battent, comme ils peuvent, pour exécuter leurs missions. Pour la première fois dans la vie de l’institution, ses dirigeants viennent de décider de l’organisation d’une session ordinaire.

Le mardi 6 janvier 2009, Maharafa Traoré, ministre de la justice garde des sceaux a présidé dans la salle de conférence du Prodej, la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire de la commission nationale des droits de l’Homme (CNDH).

Exigence légale imposée par l’article 7 du décret créant la commission, la session ordinaire est l’assemblée générale de la commission nationale des droits de l’Homme. Elle doit se tenir au moins deux fois par an et permet à l’assemblée d’adopter des recommandations et avis sur toutes les questions relatives aux droits humains.

Me Moussa Maïga a indiqué que les travaux de la présente session ont pour objectifs de développer les capacités des membres de la CNDH afin de leur permettre de mieux exercer les attributions pour renforcer la culture des droits humains au Mali.

«Nous sommes appelés à dessiner par notre travail, la nouvelle image de la CNDH et à sculpter par nos efforts, sa nouvelle physionomie pourvu que les moyens financiers ne fassent pas défaut», a-t-il déclaré. Avant d’annoncer qu’il est persuadé que fort de l’attachement des membres de la commission aux valeurs morales de notre société et à leur croyance aux valeurs démocratiques, qu’ils réaliseront de nouvelles avancées dans l’édification de l’Etat de droit.

Mais, auparavant, il a rappelé que la présente CNDH a été créée par décret le 16 mars 2006. Selon lui, le bureau exécutif remembré le 23 juillet 2008, dès les premiers jours, s’est attelé à mettre la CNDH en conformité avec ses missions et attributions à la façonner sur le standard des institutions nationales de protection et de promotion des droits de l’Homme.

«Pendant des mois d’intenses activités, nous avons clarifié notre positionnement institutionnel et affiné nos méthodes, nos approches, nos besoins, nos attentes auprès de la primature, certains départements ministériels et partenaires financiers et techniques», a-t-il révélé.

Avant d’annoncer qu’ils ont doté la commission d’un programme ambitieux et promoteur articulé autour de quatre objectifs : Développer la visibilité de CNDH, renforcer les capacités des membres de la CNDH en droits humains, élaborer le rapport 2008 et apporter un appui au fonctionnement normal des organes.

Pour sa part, le ministre Marahafa Touré a indiqué que le gouvernement a adopté le projet de loi portant création de la CNDH conformément à l’engagement pris devant le conseil des droits de l’Homme en mai dernier à Genève et est disposé à analyser, dans le dialogue et la concertation, toutes les propositions allant dans le sens de faire des droits humains une réalité au quotidien pour les Maliennes et les Maliens.

Prévue pour prendre fin le jeudi 15 janvier 2009, la session ordinaire sera mise à profit pour édifier les membres de la commission sur des thèmes comme : Les principes de Paris, projet de loi créant la CNDH, le règlement intérieur de la CNDH, état de ratification des instruments internationaux et régionaux, la démarche de rédaction d’un rapport de droits humains, la situation des droits humains au Mali, projet de code de la famille du Mali et la peine de mort au Mali…


Assane Koné

08 Janvier 2009