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L’amphithéâtre de l’ex-Crès de Badala a abrité, le mardi 4 mars, le forum Mepred d’échanges sur les enjeux des biocarburants en Afrique. Les participants, composés des acteurs de la société civile, des ONG, des Associations, des chercheurs, ont plaidé pour la promotion des biocarburants en Afrique. Le ministre de l’Energie, Hamed Sow, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a affirmé que les biocarburants constituent l’alternative pour réduire, d’une part, la dépendance énergétique et, d’autre part, la facture pétrolière du Mali.

La facture pétrolière du Mali a atteint, cette année, 252 milliards F CFA. Un budget exorbitant qui s’explique par la hausse vertigineuse sur le marché mondial du prix du pétrole. Le baril de celui-ci a aujourd’hui dépassé les 100 dollars.

La conséquence immédiate de cette situation est le renchérissement du coût de la vie. Lequel fait souffrir énormément les pays non producteurs du pétrole notamment le Mali, le Burkina, le Niger et le Sénégal, entre autres, en Afrique de l’Ouest.

Pour réduire leur consommation de pétrole, les gouvernements de ces différents pays, en collaboration avec les ONG, les Centres de recherches énergétiques et les associations des agriculteurs, cherchent à promouvoir la culture des plantes capables de produire de l’huile capable de faire tourner les moteurs.

C’est dans ce cadre que le gouvernement du Mali est en train de s’investir dans la promotion de la culture du pourghère. La culture de cette plante a acquis l’adhésion des populations des villages de Garalo, Kéléya et Kita.
Par ailleurs, les chercheurs, les associations de producteurs de cette plante et la société civile ne cessent d’échange sur les stratégies à adopter pour vulgariser davantage la culture du pourghère.

Le Forum organisé par le Mepred, en collaboration avec l’Association africaine pour la promotion des Biocarburants, s’inscrit dans cette logique.
Cette rencontre, qui s’est déroulée dans l’amphithéâtre de l’ex-Crès, le mardi 4 mars, visait à créer un cadre de dialogue, d’échange d’expériences entre les principaux acteurs impliqués dans les actions de promotion de la filière « Biocarburant » au Mali et dans la sous-région.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Energie, des mines et de l’eau, Hamed Sow. Pour la circonstance, il avait à ses côtés le Directeur national de l’Energie, Lassana Sylla, le président de l’Association africaine pour la promotion des biocarburants (AAPB), Baba Seïd Baby.

Selon Lassana Sylla, depuis le Sommet de Johannesburg, il existe un consensus international sur l’importance de l’accès aux services énergétiques modernes pour le développement durable.

L’huile de pourghère,
le carburant de demain

Dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, les combustibles liquides sont essentiels pour l’accès aux services énergétiques, notamment pour la force motrice, pour l’irrigation, les travaux agricoles et les autres activités génératrices de revenus (AGR).

S’y ajoutent la production décentralisée d’électricité dans les mini-réseaux villageois et, dans certains contextes, pour la cuisson.

« La production locale de biocarburants représente une réponse au défi de développement des pays, susceptible de répondre aux besoins énergétiques, tout en créant une activité économique pour les populations rurales. En effet, la valorisation énergétique de ressources locales représente une clef pour le développement durable » a-t-il laissé entendre.

Même son de cloche chez Baba Seïd Baby, qui a affirmé que dans les sept ans à venir, les biocarburants peuvent résoudre les 20 à 30 % des problèmes énergétiques du Mali. « Les Biocarburants servent au développement de l’Afrique« , a-t-il souligné.

Le ministre de l’Energie, Hamed Sow, de son côté, d’affirmer que «la mise en valeur des ressources naturelles et la transformation des potentialités en opportunités de développement constituent les défis majeurs à relever pour l’amorce d’un véritable développement conforme à la vision du PDES».

Au terme de son allocution, le ministre Sow a convié tous les acteurs nationaux et tous les partenaires extérieurs potentiels, à redoubler d’efforts et à multiplier de telles rencontres d’échanges d’expériences pour que l’huile de pourghère devienne le carburant de demain pour le Mali et pour toute la sous-région.

Il convient de souligner que le forum à atteint ses résultats. Les participants ont été informés et sensibilisés sur les biocarburants comme carburant de substitution au gasoil et à l’essence. Les participants ont également échangé leurs expériences.

AKK

06 Mars 2008.