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A cause du manque de formation dans le secteur minier, nombreux sont les jeunes de la première région du Mali, réputée être la plus grande zone aurifère du pays, qui n’arrivent pas à trouver un emploi dans ce secteur, faute de qualification professionnelle.

A cause du chômage grandissant des jeunes et du manque de perspective pour l’avenir, aujourd’hui à Kayes, ils sont des centaines, voire des milliers de jeunes à fuir leur pays en quête d’un avenir meilleur.

Mais, en réalité, ce n’est pas de l’emploi qui manque dans cette région réputée être la plus grande zone aurifère du pays. Avec les mines d’or de Sadiola, Loulo, Tabakoto et Yatela qui créent des milliers d’emplois.

Cependant, faut-il le souligner, même si les Sakarollés ethnie très présente à Kayes sont connus comme un grand vivier alimentant l’immigration, les autorités maliennes n’ont pas, jusque-là créé les conditions minimales pour retenir ces jeunes dans ces différentes mines d’or.

Or, cela est bien possible à travers la création d’un centre de formation minier à Kayes. Toute chose pouvant faciliter l’insertion de ces jeunes dans les différentes mines en leur assurant plus de qualification professionnelle.

Au lieu de cela, ces jeunes voient leurs demandes d’emploi rejetées en masse faute de qualification par les différentes sociétés qui exploitent ce trésor. En fin de compte, ces jeunes prennent la route de «l’eldorado» européen qui se révèlera n’être qu’un mirage sur le désert malien, algérien et marocain ou libyen du Sahara.

C’est pourquoi, lors du passage du président de la République Amadou Toumani Touré, à Kayes vers la fin du mois de juillet, à l’occasion de la coupe du Mali, il a été interpellé sur le sujet par le président du Conseil régional des jeunes de Kayes, Aliou Coulibaly di «  Black « .

« Aujourd’hui à Kayes, nous avons besoin d’un centre de formation professionnel à Kayes pour faciliter l’insertion de ces jeunes dans les différentes mines d’or pour contrecarrer l’immigration. Sans être régionaliste, cette unité de formation pourrait profiter à d’autres jeunes du Mali en leur assurant plus de qualification professionnelle« , a précisé Aliou Coulibaly, président du Conseil régional des jeunes de Kayes.

Le président de la République, ainsi que le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Mme Bâh Awa Kéïta et les élus de cette région sont plus que jamais interpellés pour que ce projet soit une réalité. Surtout que la promotion de l’emploi des jeunes a été l’un des thèmes centraux sur lesquels le président de la République ATT a axé sa campagne lors de la dernière présidentielle.

Kassoum THERA

09 août 2007.