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Afin de promouvoir l’eau potable et l’assainissement au Mali, un réseau de journalistes, dénommé Réseau des journalistes du secteur de l’eau potable et de l’assainissement (RJEPA) est né. Il a lancé ses activités le samedi 2 décembre 2006 à l’hôtel Bouna.

Aujourd’hui, la lutte contre la pauvreté est un défi pour tous les continents en général, mais pour l’Afrique en particulier.

En effet, le premier indicateur de la pauvreté est l’absence d’eau potable. Le combat pour l’accès à l’eau potable est assimilable au combat de la survie. Il n’est pas, aujourd’hui, l’affaire des seules autorités politiques. Il demande aussi la participation de toute la société civile.

Le secteur de l’eau et de l’assainissement connaît une crise à l’échelle mondiale. Cette crise n’est nullement le fait de la pénurie de la ressource en eau mais résulte plutôt de l’inégalité et du phénomène de la pauvreté. Cette crise ne cesse d’exterminer au quotidien cinq mille enfants.

Aujourd’hui, les statistiques officielles montrent que quatre vingt dix pour cent (90%) des fatalités sont attribuables aux maladies hydriques.

Compte tenu de la gravité de cette situation, des campagnes pour la promotion de l’eau potable et de l’assainissement sont menées à l’échelle mondiale. Ces campagnes visent à faire prendre conscience, à grande échelle, du rôle essentiel qu’occupent les services d’eau et d’assainissement dans nos vies d’êtres humains en vue d’une part, d’atteindre tous les OMD arrêtés au niveau international et d’autres part, réduire la pauvreté.

La campagne veut attirer l’attention des principaux décideurs sur la nature, l’importance et l’impact de la crise. Mieux, elle tente de montrer que les solutions à cette crise doivent être immédiates, qu’elles sont accessibles, gérables et avant tout réalisables.

Elle se propose donc de mettre en œuvre des actions urgentes en matière d’eau et d’assainissement pour sauver des vies et réduire la pauvreté. La campagne a pour but de stimuler une pression importante du public à demander aux gouvernements des pays développés et en développement d’accomplir leurs devoirs.

Au Mali, la campagne pour la promotion de l’eau et l’assainissement a mobilisé toutes les couches sociales. L’intervention des médias se situe dans ce cadre. Ainsi, nombreux sont les réseaux de journalistes qui ont été mis en place pour la cause de l’eau. Le dernier né de ces réseaux est bien le Réseau des journalistes pour la promotion de l’eau potable et de l’assainissement (RJEPA). Il a lancé ses activités, le samedi 2 décembre, à l’hôtel Bouna.

A cette occasion Idi Camara, le Coordinateur du réseau a souligné le contexte de la naissance de son réseau. Selon lui, les deux tables rondes nationales sectorielles, organisées en 2004, par le gouvernement du Mali, ont fait ressortir que les besoins de notre pays sont estimés à 400 milliards F CFA pour l’eau et 120 milliards pour l’assainissement.

Pour relever le défi de la promotion de l’eau potable et de l’assainissement, M. Camara a affirmé qu’il convient de jouer sur la corde de la sensibilisation, du lobbying et du plaidoyer, indispensable pour la mobilisation des ressources tant humaines que matérielles. « Ce réseau pour le plaidoyer en faveur de l’eau et l’assainissement ne sera pas un réseau de plus » a-t-il souligné.

Après la cérémonie de lancement, les questions relatives à l’accès à l’eau potable et l’assainissement ont été débattues respectivement par Boubacar Kane, directeur de l’eau de l’EDM-SA et Abdoul Aziz Sanogo, du ministère de l’environnement .

Abdoul Karim KONE

06 décembre 2006.