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Le CREDOS (Centre de Recherche d’Etudes et de Documentation pour la Survie de l’Enfant) est né en septembre 2000 d’une volonté politique affirmant la primauté de l’enfant et de sa survie pour le développement national. Evoluant dans le locaux de l’ex CNI depuis sa création, cela ne lui permettait pas de jouer pleinement son rôle, c’est pourquoi le gouvernement du Mali a réalisé un nouveau siège du CREDOS à Sotuba pour un coût total de 559 millions de nos francs afin de lui permettre de remplir davantage ses missions. C’est le samedi dernier que ce nouveau siège a été inauguré par le ministre de la Santé en présence de plusieurs invités s’intéressant au développement, à la protection et à la survie de l’enfant.

A la cérémonie d’inauguration, la présidente du Parlement des Enfants, Mlle Fatoumata Sankaré a remercié les autorités pour la construction de ce siège. Pour elle, cette inauguration est d’une importance capitale car, ce nouveau siège sera un centre de formation pour les enfants, à travers son cyber café, son terrain de basket, sa salle de lecture pour enfants qui seront construits dans les tous prochains jours.

PERMETTRE AU CREDOS DE MIEUX ACCOMPLIR SES MISSIONS

Dans son intervention, le directeur du CREDOS Dr Hamadoun Sangho a rappelé que les activités du CREDOS étaient au départ prioritairement centrées sur la survie de l’enfant. A en croire Dr Sangho, avec le relecture récente des textes du CREDOS et la rédéfinition de ses missions, les activités vont être désormais élargies à l’enfant dans sa globalité pour prendre en compte les aspects de développement, de protection et de participation de l’enfant.

Pour lui, la réalisation d’une telle infrastructure va désormais permettre au CREDOS de remplir davantage les missions qui lui confiées comme: promouvoir la recherche médicale et sociologique liée à la survie et au bien-être de l’enfant; assurer l’évaluation et le suivi des activités menées en matière de survie de l’enfant; créer et gérer une banque de données sur les problèmes relatifs à la survie de l’enfant.

Pour le directeur du CREDOS, ce nouveau siège constituera, à n’en pas douter, une référence dans la sous-région. Dans son discours d’inauguration, le ministre à la Santé, Mme Maïga Zeinab Mint Youba a rappelé que le Centre de Recherche, d’Etudes et de Documentation pour la Survie de l’Enfant (CREDOS) est ce joyau architectural, qui vient renforcer les immenses investissements consentis par l’Etat et ses partenaires pour le bien-être de l’enfant.

L’ENFANT, L’UN DES BIENS LES PLUS PRECIEUX DE L’HUMANITE

Selon elle, l’enfant étant l’un des biens les plus précieux de l’humanité, toutes les actions qui concourent à son maintien à la vie, à son développement, à sa protection, doivent être les priorités d’un pays. C’est pourquoi, selon Mme le ministre de la Santé, la problématique de la survie de l’enfant malien a toujours été et demeure une préoccupation aussi bien des autorités politiques que sanitaires.

Ainsi, a-t-elle ajouté, “Face à la problématique de la survie de l’enfant, l’Etat a donné des réponses parmi lesquelles on peut citer l’élaboration du Programme de Développement Socio-Sanitaire PRODESS et la création du CREDOS en septembre 2000 pour renforcer les capacités institutionnelles en matière de survie de l’enfant”.

Pour elle, de sa création en 2000 à nos jours, le CREDOS s’est beaucoup illustré dans le cadre du renforcement institutionnel comme l’organisation récente en novembre dernier des Premières Journées Scientifiques Internationales pour la Survie de l’Enfant au Mali avec comme thème « L’enfant au coeur du débat« , une rencontre internationale qui a permis de mesurer le chemin parcouru en termes de recherches, d’initiatives et d’expériences dans les domaines de la santé, de l’éducation, des droits et de la participation de l’enfant.

Elle a par ailleurs souligné que cet édifice témoigne une fois de plus de la volonté du Gouvernement du Mali de faire de la lutte pour la survie de l’enfant la priorité des priorités. Avant de remercier l’ensemble du personnel socio sanitaire pour les efforts incessants qu’il ne cesse de déployer pour l’amélioration des conditions de vie de l’enfant car, dit-on « l’enfant est le bien le plus précieux de l’humanité ».

Dado CAMARA

10 avril 2007.