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La gomme arabique et le pourghère constituent des cultures alternatives autour desquelles les paysans maliens peuvent tirer beaucoup davantage sans compromettre la production céréalière.

C’est pourquoi, la plate-forme des organisations paysannes s’est intéressé à ces deux produits phares pour lesquels le Mali dispose des atouts comparatifs. Ainsi, il y a quelques jours, cette organisation tenait un atelier de renforcement des capacités par rapport à la gomme arabique. Poursuivant dans cette logique, la Plate-forme a organisé hier un atelier autour de la promotion de la culture du pourghère.

L’atelier, qui se tient dans la salle de conférence de l’APCAM, va durer quatre jours. La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général de l’APCAM, Idrissa Diallo,en présence du président du Conseil national de la société civile (CNSC) Bréhima Allaye Touré.

Le président de la Plate-forme paysanne, Souleymane Kéïta, n’a pas manqué de mettre un accent particulier sur les atouts du pourghère. Cette plante, qui a fait l’objet de beaucoup de recherche dans notre pays, est réputée comme une excellente source de biocarburants et d’intrants. Deux produits dont notre pays est fortement dépendant et dont les cours ne cessent de monter sur le marché. En effet, la flambée des prix des hydrocarbures a amené nos pays à songer à d’autres alternatives, notamment les biocarburants qui sont aujourd’hui utilisés dans la production d’énergie dans certaines de nos communes. Ces premières expériences s’étant révélées concluantes, nombreuses sont les collectivités qui veulent s’engager dans cette voie. D’où la nécessité d’une expansion des superficies exploitables.

Les paysans sont alors les mieux indiqués pour développer la culture du pourghère qui contribue aussi à la fertilisation du sol, donc à la protection de l’environnement par une moindre utilisation des engrais.
Pour mieux cerner tout cela, la présente rencontre, destinée à une trentaine de participants, va doter les paysans d’un document d’orientation stratégique devant contribuer au développement du monde rural et, par conséquent, à la lutte contre la pauvreté.
Le président du CNSC, Bréhima Allaye Touré, a affirmé le soutien sans faille de son organisation à ce projet de la plate-forme paysanne et à toutes les autres initiatives allant dans le sens du développement du secteur agricole.

Pierre Fo’o MEDJO

05 mars 2009