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Une enquête en cours dans toutes les régions sauf Kidal


Sachant que la prolifération des armes constitue une menace pour la paix sociale, une mission d’enquêtes sur les armes légères de petit calibre (ALPC) initiée par la Commission nationale de lutte contre ce phénomène, sillonne à partir d’aujourd’hui toutes les régions du Mali, excepté Kidal pour des raisons d’insécurité.

En prélude à cette mission qui rentre dans le cadre des enquêtes complémentaires sur les impacts socio-économiques, les perceptions et les attitudes vis-à-vis des armes légères de petit calibre (ALPC) une formation des enquêteurs à eu lieu, hier lundi 7 juillet, à Koulouba sous la houlette de Ousmane Kornio, consultant de son état.

Il s’agissait de donner aux enquêteurs les notions élémentaires sur les armes légères de petit calibre, de les initier à l’utilisation des questionnaires d’enquête, de définir avec eux les échantillonnages et, enfin, de discuter avec eux les délais ainsi que les conditions de réalisation de l’enquête.

Ainsi, les enquêteurs doivent, au cours de leur mission, dresser le profil des personnes rencontrées sur le terrain. Ce profil doit s’articuler autour du nom qui est facultatif en la matière, de l’âge, du sexe, de la profession et de la localité.

Les enquêteurs représentent la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères au Mali.

En collaboration avec le Programme de contrôle des armes légères de la CEDEAO (ECOSAP) ils mènent une enquête auprès des ménages sur un certain nombre de questions sociales et politiques pertinentes relatives à la sécurité et la prolifération des armes légères au Mali.

L’objectif de l’enquête est d’étudier les perceptions et les attitudes des acteurs de la société malienne face aux armes à feu. La confidentialité des informations fournies est garantie par l’anonymat et chaque personne aura un code correspondant à son profil.

Ensuite, les données seront traitées et comparées sur la base de cette information codifiée. Pour cela, les éléments de codification sont de 1 à 8 respectivement pour les régions concernées et le District de Bamako. La zone de résidence est déterminée par U s’il s’agit d’une ville urbaine et par R s’il s’agit d’un village rural.

Pour la détermination du sexe, il suffit d’un H pour l’homme et d’un F pour la femme. L’âge est déterminé par J s’il s’agit d’un jeune, d’un A pour les adultes et d’un V pour les vieux. Pour la profession : S égal salarié, L pour libéral, P pour paysan, C pour chômeur c’est-à-dire sans emploi.

En somme, chaque individu enquêté doit être identifié à travers cinq codes. Voici un exemple de code : 6UHJC. Il caractérise un jeune (J) homme (H) sans emploi (C) de la région urbaine de Tombouctou (6U). .

La durée de l’enquête est d’une dizaine de jours.

Alassane DIARRA

08 Juillet 2008