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Le second projet sectoriel des transports (PST2) doit apporter un meilleur accès et des services de transport aux communautés rurales et urbaines en améliorant les infrastructures rurales au Mali et celles de transport urbain à Bamako. Il coûtera environ 52,5 milliards de F CFA.

Le lancement de ce projet a eu lieu, le mardi dernier au Palais de Koulouba, sous la présidence du chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré.

Le gouvernement du Mali, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a mis en œuvre, depuis 1993, le premier Projet sectoriel des transports, dont les résultats ont été jugés globalement satisfaisants, ayant permis de réhabiliter un réseau prioritaire d’infrastructures.

La restructuration des grandes entreprises publiques du secteur a été engagée ainsi que la réorganisation de l’entretien routier en ce qui concerne son mode d’exécution et les modalités de financement.

Le ministre de l’équipement et des transports, Hamed Diané Semega, a expliqué que pour la continuité des efforts déployés pour le développement du secteur des transports, le gouvernement du Mali a préparé une nouvelle lettre politique du secteur des transports pour la période 2007 – 2011, qui est centrée sur les principaux axes à savoir le développement social et économique des régions, la réalisation d’infrastructures durables de transport, la mobilité des personnes, l’efficacité et la performance du secteur du transport des marchandises, le renforcement de la capacité institutionnelle dans le secteur des transports, l’intégration des questions sociales et environnementales dans la problématique du secteur des transports, et la prévention du VIH/SIDA. Cette lettre de politique a permis, en étroite collaboration avec la Banque Mondiale et les bénéficiaires, d’identifier les trois composantes du PST2.

La composante A vise à améliorer l’accès aux zones rurales et les activités de commerce agro industriel.
La composante B est consacrée à l’exécution de l’amélioration d’une partie du système de transport urbain de Bamako pour soutenir les activités urbaines et la croissance régionale.

La composante C cible et concerne toutes les activités relatives au renforcement institutionnel et des capacités, à l’exécution du projet et suivi-évaluation.
Le second projet sectoriel des transports, qui est une résultante de la convergence de vue entre le gouvernement du Mali et la Banque mondiale sur la politique de développement du secteur des transports au Mali, est basé sur une approche multisectorielle, impliquant les secteurs de l’agriculture, de la ville et le développement rural.

Il va contribuer aux objectifs prioritaires fixés par le gouvernement notamment l’accélération de la croissance partagée et l’amélioration de l’accès aux services socio-économiques de base. Ces objectifs stratégiques sont les axes clés pour le PST2, qui est financé, pour environ 52,5 milliards de F CFA par la Banque mondiale (44,5 milliards) et le gouvernement du Mali (environ 8 milliards).

Le PST2 permettra de réhabiliter 200 km de route ; d’entretenir environ 2 000 km de pistes rurales ; de construire quatre quais sur le fleuve Niger pour améliorer son exploitation au niveau de Diafarabé, Konna, Ténenkou et Dioro ; de réhabiliter les routes Kita-Toukoto – Bafoulabé, Bandiagara – Douentza et la bretelle Togo – Tongo d’environ 140 km.

Au niveau du District de Bamako, il sera procédé à la réhabilitation du boulevard du peuple avec l’aménagement d’un site propre pour le transport en commun et la réhabilitation d’une voie circulaire au centre ville destinée aux véhicules « SOTRAMA ».

Le Représentant résident de la Banque mondiale, Alassane Diawara, a identifié trois défis à relever pour s’assurer d’une bonne exécution du PST2. Il s’agit de la mobilisation des fonds propres de l’Etat pour sauvegarder le patrimoine routier ; la coordination des interventions sur le terrain ; et la pérennisation des institutions mises en place.

Le projet est très important pour la mairie du District, car il ambitionne de donner, dans sa composante B, un visage nouveau à la capitale, qui créera une voie exclusivement réservée aux bus d’environ 1,2 km et projette de construire un anneau SOTRAMA d’environ 3,8 km afin de canaliser et faciliter la circulation des mini bus ; etc. C’est pourquoi, le 1er adjoint au Maire du District, Yéhia Maïga, a demandé aux responsables du projet d’agir vite afin d’aménager les réseaux routiers concernés par le projet. Il a souhaité, pour plus de visibilité l’amélioration des signalisations, l’organisation des stationnements et la création des espaces de stationnement.

I. Maïga

13 Mars 2008.