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Le Cercle de l’Entreprise et de l’Initiative Sociale (CEIS) est né de la volonté de chefs d’entreprises déterminés à poursuivre un idéal commun à travers la vision qu’ils partagent. Il s’est donné comme mission d’oeuvrer à l’émergence d’entreprises compétitives avec des entrepreneurs modernes, solidaires et porteurs d’éthique, dans un environnement des affaires favorables au développement de l’entreprise et à la croissance économique et sociale.

A l’horizon 2010, le CEIS vise à devenir un regroupement d’acteurs économiques dynamiques, engagés au sein d’entreprises modernes et compétitives. Il nourrit également l’ambition de contribuer au développement économique et social et à l’amélioration de son environnemnet, à travers la création de fortes valeurs ajoutées, tant au plan individuel qu’au niveau des entreprises, à l’échelle nationale, régionale et internationale.

Pour l’atteinte de ses objectifs, le CEIS a choisi d’intervenir à travers quatre axes stratégiques : le regroupement de chefs d’entreprises de référence ; le développement de leurs affaires à travers la solidarité interne et l’accès aux opportunités nationales, régionales et internationales ; la participation active à l’amélioration de l’environnement économique et social ; et enfin, le développement de la dimension sociétale de l’entreprise. Le projet Ecole-Entreprise rentre dans le cadre de ce quatrième axe stratégique.

L’éducation est et demeure l’un des piliers du développement durable. Et pour qu’il puisse répondre aux besoins du pays, il doit permettre la disponibilité de ressources humaines de qualité. C’est à cette condition que le secteur privé, considéré comme source de croissance par les autorités, pourra se développer et contribuer au développement du pays.

Depuis plus d’une décennie, l’éducation malienne fait face à un certain nombre de difficultés parmi lesquelles ont peut citer le faible taux d’alphabétisation et le taux élevé de la déperdition scolaire ; les crises scolaires à répétition ; la perte de qualité des ressources humaines ; l’inadéquation entre la formation et les besoins de l’entreprise, ce qui constitue la principale cause du chômage des jeunes diplômés.

A travers cet axe, le CEIS apportera sa contribution au développement économique et social, avec la réalisation de son projet Ecole-Entreprise qui, dans sa phase de démarrage , consistera en une contribution à une meilleure ouverture du milieu académique sur le monde de l’entreprise, à travers des conférences-débats, des rencontres d’information et de sensibilisation, etc ; un programme de parrainage d’étudiants, avec des stages en entreprise et un coaching de jeunes diplômés ; une sensibilisation des différentes parties prenantes sur le programme LMD (Licence-Maîtrise-Doctorat).

L’organisation de ces activités nécessite l’implication du CEIS et de ses membres chefs d’entreprises ; du secteur privé malien dans ses différentes composantes ; du milieu académique (établissements partenaires, enseignants, étudiants) ; du secteur public (ministère de l’Enseignement Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, FAFPA, Assemblée Nationale, Primature, etc.).

La réalisation de ce projet permettra la création d’un espace d’échange set de rencontres entre les différents acteurs, espace indispensable à la promotion de la formation et à l’assainissement du milieu des affaires : ressources humaines de qualité à la disposition des acteurs économiques.

L’ambition affichée est que l’interaction créée entre ces différents acteurs puisse déboucher, à terme, sur la réalisation d’un projet à dimension nationale. Mais pour cette première année, les actions du projet ont été bien ciblées en priorisant des activités à impact spécifique.

Plan d’action

Il constituera d’abord en une rencontre sur le LMD : le CEIS, en partenariat avec l’Université de Bamako et le ministère de l’Enseignement supérieur, organisera une rencontre d’information sur le LMD. L’objectif est d’informer les parties prenantes sur le concept et les enjeux de ce nouveau programme. A la conférence le CEIS, prendront part les secteurs privé et public, le monde académique et les partenaires techniques et financiers.

Sur la base des besoins identifiés par les écoles, des conférences tournantes, animées par des chefs d’entreprise, seront organisées périodiquement dans différents établissements. Le CEIS et ses partenaires du secteur privé choisiront également un thème économique d’actualité pour l’animation de conférences transversales à l’attention des étudiants.

Par ailleurs, il y aura un programme d’encadrement des étudiants en licence qui consistera en offres de stage ; en identification, par les entreprises, de thèmes de stages pratiques à proposer aux étudiants choisis dans le cadre du programme. Selon les critères définis, des étudiants en Licence seront présélectionnés par des établissements partenaires.

La sélection définitive des étudiants sera faite par une commission paritaire secteur privé-monde académique. Pour l’encadrement en entreprise, il s’agit de l’accueil des étudiants dans les entreprises, d eleur suivi et accompagnement pour leur insertion dans la vie active et professionnelle.

Les partenaires au projet : le monde académique, c’est-à-dire les établissement publics et privés d’enseignement supérieur. Pour la phase test du projet, sept ont été choisis : IUG, TECHNOLAB-ISTA, IAM, HETEC, ESG, ESTM, Sup’Management.

Le secteur privé : il s’agit du CEIS et ses entreprises membres, du secteur privé en général, à travers les différentes organisations représentatives : REAO-Mali, CNPM, CCIM, APBEF, Ordres professionnels, etc. Le secteur public : il s’agit des ministères et institutions concernés par la problématique de l’éducation, de la formation et de l’emploi (Primature, ministère de l’Enseignement Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Assemblée nationale, etc.).

D’autres services rattachés à ces structures peuvent prendre part au projet, comme l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), l’Unité de Formation et d’Appui aux Entreprises (UFAE), etc. Autres partenaires : ce sont les partenaires techniques et financiers, nationaux et internationaux (ONG, Projet, etc.). Ces partenaires doivent s’impliquer dans le projet et participer, dans toutes ses actions. Leur participation est nécessaire à la réussite du projet dans la perspective d’une appropriation future du projet à l’échelle nationale.

Ce projet est une initiative du Cercle de l’Entreprise et de l’Initiative Sociale (CEIS). Il rentre dans le cadre de l’axe 4 de ses activités, consacré à la dimension sociétale de l’entreprise. Le CEIS, qui se veut réaliste dans ses actions, a volontairement limité ses ambitions dans sa phase de démarrage. Mais il reste attaché à l’idée d’en assurer la pérennisation. Ainsi, cette année 2009, considérée comme celle de la phase test du projet, verra le nombre de ses bénéficiaires (étudiants) limité.

Au cours de cette première année, il s’agira de détecter toutes les contraintes liées au projet, qui est appelé à s’élargir progressivement au fil des années. L’implication des partenaires tant institutionnels que techniques et financiers sera essentielle à cet égard.

La promotion des ressources humaines est indispensable à celle du secteur privé ; et un bon système d’éducation permet d’avoir des ressources humaines compétentes, modernes et dynamiques pour faire face aux défis de la compétitivité. Telle est l’une des principales motivations du CEIS, en s’engageant dans un tel projet.

Ce projet a d’un intérêt capital pour tous ses partenaires : secteur privé, établissements d’enseignement supérieur, secteur public, partenaires au développement. C’est pourquoi le Premier ministre Modibo Sidibé, tout en se réjouissant de l’initiative, a profité de l’occasion pour rassurer les chefs d’entre prise de la totale disponibilité du gouvernement à les soutenir.

Laya DIARRA

03 mars 2009