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Le Mali est un pays pauvre à décollage économique difficile. C’est pourquoi, de plus en plus de jeunes ont opté pour l’aventure en direction des pays du nord dont le France. Or les autorités françaises ont élaboré un nouveau projet portant sur l’immigration en France. Les autorités maliennes viennent de refuser de signer le document relatif à la politique Sarkozienne de gestion concertée de l’immigration entre le Mali et son ex-colonisateur.

En effet, la crise économique qui sévit à travers le monde est l’un des facteurs qui poussent tous les pays à créer des moyens pouvant leur permettre de résorber la récession économique et le chômage aigu. Ainsi, le Mali, compte tenu de la situation économique actuelle, n’entend pas soutenir des actions et mesures tendant à limiter le flux migratoire contrairement à la France.


Pourquoi la question est sensible?

En tout cas, c’est une question sensible qui nécessite une analyse succincte des deux côtés. Aussi, quiconque connaît l’apport économique des émigrés dans notre équilibre social et dans le décollage économique du pays comprendrait qu’il n’est pas facile pour les autorités maliennes d’accepter du coup les propositions de la métropole.

En plus, l’émigration qui est un phénomène connu au Mali depuis la nuit des temps est de nos jours un casse-tête pour nombre de candidats, compte tenu de la multiplication des mesures restrictives. Les enveloppes envoyées par ces ressortissants constituent de nos jours un espoir particulier et une fierté pour le pays.

Alors compte tenu de tous ces acquis qui continuent à fleurir dans un horizon large du pays, à travers les projets d’aménagement et de développement, il serait difficile de contraindre les autorités maliennes à agir contre leur développement.

En effet, pendant que les autorités peinent à maîtriser une situation insécuritaire qui n’a que trop duré sous de multiples facettes, des manifestations de la société civile profilaient à l’horizon contre la présence de la délégation Hortefeux. Entre “le marteau et l’enclume” comme on le dit, les autorités ne pouvaient briser l’espoir à sa base.

Des manifestations contre la signature

Pendant les négociations, des manifestations de protestation de la société civile étaient visibles à Bamako comme à Kayes. Ces manifestations sont aussi autant de pesanteurs qui ont joué sur l’échec des négociations.

En plus, le contenu du dossier, selon des sources bien informées est loin d’être un accord, mais une imposition de la part de la puissante France. Alors, n’est-il pas arrivé le moment pour la puissance colonisatrice de revoir sa politique en direction des anciennes colonies?

Ousmane BERTHE (Stagiaire)

14 Janvier 2008