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reseaux.jpgProjet datant de plus d’une décennie, l’interconnexion des réseaux électriques du Mali et de Côte d’Ivoire est considérée comme une des solutions aux besoins croissants de notre pays en matière d’énergie. Ce projet va concerner 15 localités situées dans les régions de Sikasso et Ségou. En effet, il vient d’entrer dans sa phase active de préparation.

C’est ainsi que la cérémonie d’ouverture de la première réunion du comité de direction et de la cellule technique d’exécution de l’interconnexion électrique entre notre pays et la Côte d’Ivoire a eu lieu hier lundi au Grand hôtel de Bamako, sous la présidence de Solomani Diakité, conseiller technique du ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau.

Etaient également présents, le directeur général d’Énergie du Mali, Sékou Alpha Djitteye, et son homologue de Côte d’Ivoire, Eddy Simon.

Aujourd’hui, le projet d’interconnexion avec la Côte d’Ivoire est assez avancé et son financement en passe d’être bouclé. D’un coût total de près de 65 milliards de Fcfa que nécessite la réalisation du projet, environ 37,5 milliards de Fcfa sont déjà acquis. C’est l’Inde qui les apportera. D’autres partenaires se sont aussi engagés à accompagner le projet, indique Diakité.

Le projet d’interconnexion avec la Côte d’Ivoire permettra à notre pays de disposer d’environ 200 MW supplémentaires qui seront transportés par deux lignes.

Ce sera de l’énergie bon marché. Car son coût de production est moins élevé que celle produite sur place.

Le comité de direction et la cellule technique d’exécution de l’interconnexion électrique, qui sont les organes chargés de l’élaboration et de la mise en oeuvre du projet, sont composés d’experts maliens et ivoiriens.

Durant les travaux, les deux parties vont faire des propositions concernant l’allotissement et le plan de financement du projet, donnant ainsi plus de visibilité et de crédibilité au projet et, par la suite, gagner la confiance des partenaires techniques et financiers, a estimé le conseiller technique du ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau.

De même, les experts vont plancher sur d’autres aspects du projet comme l’établissement des documents de base en matière d’études de préinvestissement et de contrôle des travaux, l’élaboration d’un planning global et cohérent des actions à mener pour aller vers la mise en oeuvre concrète du projet.

Pour Solomani Diakité, le projet va répondre à une demande croissante des populations en énergie : « Énergie du Mali a largement dépassé ses capacités de production. Depuis des années, nous sommes en train de chercher des solutions durables pour répondre aux besoins des usagers et éviter les délestages« , a-t-il poursuivi.

Précision a été faite par le conseiller technique du ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau qu’une autre option retenue par le département de tutelle est la construction de nouvelles centrales hydroélectriques.

Quant à Eddy Simon, le responsable de la société d’énergie de Côte d’Ivoire, lui a estimé que l’interconnexion électrique entre nos deux pays était un des projets emblématiques de la coopération énergétique qu’entretiennent Maliens et Ivoiriens depuis les années 1960.

21 août 2007.