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Des journées de concertation sur les projets de textes de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) et du Fonds d’assurance médicale (Fam) ont été organisées hier au CICB par le ministère du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes âgées.

L’objectif de la rencontre, selon la commission d’organisation, est d’amener les différents acteurs à examiner lesdits projets de textes et à formuler des suggestions aux fins d’aboutir à un consensus entre les parties prenantes.

Deux jours durant, les participants se pencheront sur des projets de lois portant instauration de l’Assurance maladie obligatoire et du Fonds d’assistance médicale dans notre pays et leurs décrets d’application, les projets de lois portant création de la Caisse nationale d’assurance maladie et du Fonds d’assistance médicale et les décrets fixant l’organisation et leurs modalités de fonctionnement.

Pour le ministre Sékou Diakité, la mise en place et la gestion des systèmes de protection sociale sont, s’il en était encore besoin, le terrain par excellence de l’expression d’une démarche nécessairement concertée et participative entre les différentes parties prenantes, notamment l’Etat, les organisations d’employeurs, les organisations des travailleurs et autres acteurs concernés par la question.

Manifestant son adhésion à l’initiative, le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité, a dit que l’Union nationale des travailleurs du Mali s’engagera pour la réalisation de l’Amo et le Fam en souhaitant que le niveau des cotisations pour les salariés soit supportable eu égard à la fragilité des salaires en cours.

« Notre entente se fondera sur des bases suffisamment crédibles et dont la structure de mise en œuvre sera souple et pertinente », a dit le patron de l’UNTM

Le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Moussa Balla Coulibaly, a, lui, attiré l’attention des autorités sur un certain nombre de questionnements ; à savoir la prestation à couvrir par l’Assurance maladie obligatoire, son financement, sa gestion, le type de relations à mettre en place entre assureur et producteur de soins et la procédure élaborée afin de maîtriser le coût.

A noter que depuis des années, un processus avait été engagé par le département en charge de la Solidarité et des Personnes âgées avec le concours d’autres ministères, les syndicats, le patronat, les collectivités territoriales et la société civile pour opérer une importante réforme dans le domaine de la couverture sociale de la maladie à travers la mise en place de l’Assurance maladie obligatoire et le Fonds d’assistance médicale.

« C’est pourquoi des études de concertations ont été organisées sur les différents paramètres afin de mettre en place deux importants dispositifs à savoir l’Assurance maladie obligatoire et le Fonds d’assistance médicale »,

a expliqué le ministre Diakité pour qui, le gouvernement s’est engagé dans un processus devant assurer, à terme, la couverture collective des risques sociaux en général et ceux liés à la maladie en particulier de l’ensemble des citoyens ainsi que le préconisent, par ailleurs, l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Convaincu que la recherche de l’unanimité est vaine en des pareilles circonstances, le ministre Sékou Diakité s’est dit optimiste quant à l’obtention d’un minimum de consensus qui, à ses dires, saura être le fil conducteur des travaux à l’occasion de l’examen des différentes dispositions proposées.

L’ouverture a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement. Les travaux prennent fin cet après-midi avec des recommandations et suggestions qui devront être traduites en actes concrets.

Idrissa Sako

20 Mai 2008