Partager

Crée en 1999, l’agence de gestion immobilière(AGICIF) milite afin que les personnes à faibles revenues aient aussi une maison. Nous nous sommes entretenus avec son directeurMamadou Coulibaly.

Afribone : Parlez-nous de l’AGICIF

agiciff.gif

Mamadou Coulibaly Directeur Géneral de AGICIF

Mamadou Coulibaly : l’agence de gestion immobilière conseil et d’intermédiation Foncière, AGICIF est situé à Hamdalaye, près de l’Obélisque (Bougie BA). De sa date de création à nos jours; L’AGICIF a connu 3 phases de création. D’abord en 1999, en tant qu’entreprise individuelle et connue sous le nom de Kalaouane, la structure était spécialisée dans le domaine de gestion d’immobilière, de traitement de texte et de télécommunication. Ensuite, en 2003, nous avons voulu innover, nous sommes passés d’entreprise individuelle en SARL en tant qu’agence pour la gestion et l’informatique (AGI). En tant qu’AGI, nous avons donc changé de volet pour converger uniquement sur la gestion locative (la gestion de bâtiment ainsi que la fondation foncière). Puis en 2007, naquit AGICIF (agence pour la promotion immobilière et conseil d’intermédiation Foncière). Nous avons donc changé de statut en convergeant vers la production de logements.

Afribone: : Quelle est votre cible principale?

Mamadou Coulibaly : À AGICIF, nous ciblons des personnes à faibles revenues. Par ce que nous avons mis en place, une option qui consiste à mettre à leur disposition, des parcelles payables en plusieurs modalités sur une période bien définie. Nous avons mis en place une politique séquentielle, elle porte sur la question de la parcelle et la construction. Avec le nombre de clientèle dont nous disposons, nous sommes en train de concevoir un produit à travers des types de logement qui correspondent aux besoins des clients.

Afribone  : Vos services sont-ils accessibles à tout le monde ?

Mamadou Coulibaly : Le coût de nos services est accessible à toute couche sociale, nous avons conçu des typologies de produits qui correspondent à toutes personnes qui nous sollicitent.

Afribone : Qu’en est-il de votre projet de 220 logements?

Mamadou Coulibaly : Les 220 logements étaient un projet conçu avec la BOA pour un certain nombre d’enseignants, qui souhaitent acquérir des logements sociaux, nous avions même effectué des logements test à Mamaribougou qui ont été une réussite, mais malheureusement, avec l’avènement du coup d’état de 2012, ce projet n’a pu voir le jour pour cause de restriction de financement. Mais actuellement, AGICIF est sur un projet d’une nouvelle cité avec 320 logements standings à Tabacoro. Cette cité sera composée d’un logement résidentiel, d’un grand centre commercial, d’un complexe scolaire et d’une polyclinique.

Afribone : Y a-t-il des difficultés auxquelles vous êtes confrontés?

Mamadou Coulibaly  : Aujourd’hui, les banques n’ont vraiment pas la possibilité d’accompagner tous les promoteurs immobiliers. À travers un dernier recensement de Shelter, une banque qui est dans le financement des logements, il s’est avéré qu’en Afrique, chaque année, les Africains ont besoin de 20.000 logements, surtout les couches vulnérables qui n’ont pas la possibilité de se faire accompagner par des banques de financement. .
Je pense qu’il faudra que nous ayons un certain accompagnement soit des promoteurs ou créer des connexions à travers des investisseurs pour que nous convergions nos efforts afin d’avoir le maximum de financement, si possible mettre en place un fond d’investissement qui permettra d’auto financer nos projets. C’est ce à quoi AGICIF a pensé en faisant intervenir ‘’ capital logement’’ sur le marché. Nous pensons que c’est un produit typiquement financier qui permettra d’offrir des logements à tout le monde.

Afribone : Des projets à long terme ?

Mamadou Coulibaly : Des projets à long terme, nous en avons ! Parmi ces projets figurent celui des 320 logements. Aujourd’hui nous avons à peu près 400 clients. Nous prévoyions de mettre sur le marché un produit dénommé capital logement, qui consiste à construire des maisons sur 3 ans pour nos clients et leurs permettre de rembourser suR 11 ans.Nous sommes donc en train de démarcher des clients afin qu’ils adhèrent à ce produit. Ce projet demande beaucoup plus de travail et nous sommes très avancés en termes de visibilité sur les informations que nous devons transmettre à notre clientèle.

Maminata Coulibaly,
Bamako, le 25 Octobre 2018
©AFRIBONE