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Fin de mission, galère de certains travailleurs

Après avoir promis de prendre en charge le salaire du personnel du PDSF mis à la disposition du Trésor public au cas où la Banque mondiale ne s’exécutait, le ministre des Finances feint d’oublier sa promesse, laissant en rade des chefs de famille.

Le gouvernement du Mali a obtenu un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) pour contribuer au financement du Projet de développement du secteur financier (PDSF).

Le projet a pour objectif d’améliorer la viabilité du secteur financier et de le rendre plus performant et compétitif, pour qu’il puisse soutenir une croissance diversifiée du secteur privé.

Il comprend 5 composantes:

la restructuration et la privatisation du secteur des banques commerciales ; le renforcement des institutions financières non bancaires, y compris le régime de sécurité sociale et les caisses de retraite ; le renforcement du secteur de la micro-finance ; l’amélioration du cadre légal et réglementaire applicable au secteur financier ; et le renforcement des capacités du ministère de l’Economie et des Finances.

Le projet est arrivé à terme le 30 avril dernier. Mais, le ministère des Finances qui a sa tutelle a décidé de maintenir le personnel sur place, « pour ne pas perdre les expériences ». Ainsi, les travailleurs ont été divisés en trois. Le premier groupe, ceux qui avaient le dossier de la privatisation de la BIM, ont été maintenus sur place le temps d’achever ce processus.

Le second groupe, comprenant le coordonnateur et le service financier, a également été maintenu pour gérer les affaires courantes. Ces deux groupes n’ont aucun problème de fin du mois, puisqu’ils sont payés sur le budget PACT.

Par contre, le troisième groupe, mis à la disposition du Trésor public depuis le 1er mai, attend toujours son salaire, depuis mai. Abou-Bakar Traoré, le ministre des Finances, avait promis que si la Banque mondiale ne payait pas les droits, son département allait prendre cela en charge. Mais, non seulement la BM n’a pas payé, mais lui-même fait celui qui a oublié.

En entendant les travailleurs souffrent.


A. Kalambry

21 Août 2008