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La signature du document de Projet d’appui au développement du secteur coton des pays du C-4 (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) financé par la République fédérative du Brésil s’est déroulée hier au ministère de l’Agriculture.

Le document a été signé par le ministre de l’Agriculture, Tiémoko Sangaré, et le coordinateur général de l’Agence brésilienne de coopération, Olyntho Vieira, en présence du président directeur général de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), Tiénan Coulibaly, du directeur général de l’Office de la haute vallée du Niger, Issa Djiré, du directeur général adjoint de l’Institut d’Economie rurale, Amadou Cissé et du président de l’APCAM, Bakary Togola.
Les pays du C-4 étaient représentés par Djaboutou Cossi Moussébaou (Bénin), Sanfo Denys (Burkina Faso) et Gaduna Bouré Ouéyé (Tchad).

Le Mali et les trois autres pays avaient introduit en septembre 2003 auprès l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) un document intitulé « l’initiative sectorielle sur le secteur coton » destiné à défendre la culture cotonnière africaine, de dénoncer les distorsions que constituent les subventions accordées par les pays occidentaux à leurs producteurs de coton et de plaider pour un paiement plus juste de notre fibre sur le marché international.

Cette démarche a été soutenue par le Brésil, un autre producteur de coton. Ce pays vient de concrétiser son adhésion en acceptant de soutenir le présent projet.

La production cotonnière qui avait fortement augmenté ces dernières années grâce essentiellement à l’augmentation du nombre de producteurs et le doublement des superficies cultivées, connaît aujourd’hui une stagnation, voire même une baisse des rendements. Cette évolution exige d’être renversée devant le danger d’effondrement de la filière coton et de son impact sur les revenus des populations rurales et de l’économie du pays tout entier.

Dans ces conditions, a fait remarquer le ministre Sangaré, il est urgent de mettre en route toute mesure susceptible de pérenniser la production cotonnière et d’améliorer sa compétitivité. La collaboration proposée par le Brésil à l’endroit des pays du C-4 se situe parfaitement dans l’option de relance de la filière, a jugé le chef du département.

Le projet qui prendra corps à l’issue de la rencontre qui se tient présentement à Bamako (voir article de Mh. Traoré) et dont l’unité de gestion sera basée au Mali, s’attellera à lever les contraintes essentielles au développement de la culture cotonnière rencontrées dans les domaines de l’amélioration variétale pour accroitre les rendements et la qualité de la fibre à l’égrenage, la baisse de la fertilité des sols et la protection phytosanitaire.

Le projet qui s’étale sur trois ans permettra de mettre en valeur la station expérimentale de Sotuba à Bamako pour servir d’unité pilote de recherche adaptative et de démonstration de technologies innovantes, de développer la recherche adaptative dans le domaine de l’amélioration génétique/biotechnologique, sols/nutrition/SCV et lutte intégrée contre les nuisibles.

Il va renforcer les capacités des chercheurs, techniciens et producteurs leaders des pays du C-4 dans les technologies innovantes de production de coton, préparer les outils de vulgarisation, diffuser les connaissances validées pour l’amélioration de la production du coton dans les pays du C-4 et assurer le suivi-évaluation du projet.

Le ministre Sangaré a souhaité que le projet soit exécuté en synergie avec les activités de nos structures de recherche qui travaillent sur le développement agricole et la compétitivité de notre coton.

Le coordinateur général de l’Agence brésilienne de coopération a promis que son pays fournira l’expertise technique indispensable à la bonne marche du projet. L’assistance brésilienne s’effectuera, a précisé Olyntho Vieira, par des transferts de technologies, des formations et la mise à disposition de nouvelles variétés de coton plus adaptées au climat tropical.

M. COULIBALY

Essor du 20 Février 2009