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Mis sur fonds baptis­maux il y a 6 mois, le projet de production in­dustrielle de viande bo­vine à valeur ajoutée pour l’exportation, mis en œuvre par Afrique Genetic, attend un suc­cès de 80%. C’est ce qui ressort de l’intervention de son patron le minis­tre Denis Bra Kanon, lors du lancement du programme dans la ré­gion de Koulikoro et le District de Bamako.

Tlomadio.

Environ à 40 kilomètres de Ba­mako sur la route de Koulikoro. Il était en­viron 17 heures 30 quand le cortège ministé­riel s’est immobilisé dans la ferme de André Ndiaye, un ancien fonctionnaire re­converti dans l’élevage et cité actuellement comme exemple dans ce domaine. Beuglements, odeur de bouse de vache, mouches, sifflements de pique-bœufs, regards curieux de veaux effrayés par les éton­nants visiteurs et vent frais.

C’est dans ce décor que le ministre Oumar Ibrahim Touré a évoqué la politique nationale de développe­ment de l’élevage au Mali adoptée par le gouverne­ment et qui vise à conduire dix programmes parmi les­quels le programme d’amé­lioration génétique pour la production de la viande, de la volaille et du lait.

Lancé officiellement le 19 novembre 2006 à Yélimané sous le haut parrai­nage du président de la Ré­publique, Amadou Toumani Touré, le projet d’insémi­nation artificielle a déjà a son actif plus d’un millier d’éleveurs et agro éleveurs adhérents, plus de 5000 vaches inscrites au pro­gramme d’insémination, 2400 doses de semence de taureaux Limousine et Aubrac et autres intrants d’insémination.

II envisage l’accroisse­ment des rendements en viande, lait, oeufs, cuirs et peaux par la promotion de races locales performantes et l’introduction des races exotiques amélioratrices. Ceci, à travers l’insémina­tion artificielle.

C’est dans cette pers­pective que s’inscrit le pro­jet de production industrielle de viande bovine à valeur ajoutée pour l’exportation mis en œuvre par Afrique Genetic, dont le patron est l’ancien ministre ivoirien Denis Bra Kanon, et son partenaire KBS-Genetic.

Cette initiative est, no­tons-le, fondée sur les atouts du Mali en matière d’élevage et l’existence d’un marché solvable euro­péen pour la viande de qualité. L’ancien ministre Bra Kanon d’ajouter que « l’insémination a bien com­mencé » et « qu’il y a une for­te demande chez les éle­veurs« .

Par ailleurs, a-t-il conclu, « la motivation est grande chez les jeunes inséminateurs« . A en croire Denis Bra Kanon, cette méthode, qui a été expéri­mentée au Brésil, en Afri­que du Sud, au Zimbabwe et en Côte d’Ivoire, promet un taux de réussite de 80%.


Paul M’Ben

23 avril 2007.