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Ce projet d’une valeur de 3 800 000 Euros soit près de 4 milliards de FCFA, permettra de procurer aux acteurs culturels décentralisés l’appui technique et financier nécessaire à la réalisation de leurs projets.

ll s’appelle Boubacar Hama Diaby. Il est le chef de la Mission Culturelle de Djenné. Il est désormais le nouveau Coordinateur du Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées.

Il est également le mari de notre consoeur Macoro Camara, Directrice de Publication du journal Kabako. Né le 23 décembre 1954 à Kéniéba dans la région de Kayes, Boubacar Hama Diaby a fait ses études primaires dans cette localité où il a obtenu son Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) avant d’être orienté au Lycée Sankoré de Bamako.

C’est de là qu’il obtint son baccalauréat en série Philo-Langues. Diaby, comme l’appellent ses amis, fut orienté à l’Ecole Normale Supérieure de Bamako spécialité Lettres Modernes en 1974.

Il poursuivra ses études supérieures tout d’abord à la Sorbonne dans le domaine des Langues et Civilisations Orientales. A l’Université d’Etat de Voronej, Fédération de Russie (Ex-URSS) il sortira comme archéologue.

C’est en 1985 qu’il aura son diplôme d’études approfondies (DEA) en histoire archéologie avec mention excellente. Le doctorat d’Etat en histoire (Ph.D.) en 1988. Avant d’effectuer un stage de perfectionnement au laboratoire de la préhistoire à l’Université d’Aix-en Provence Marseille (France).

Sur le plan professionnel, Boubacar Hama Diaby a une très riche carrière pour avoir occupé plusieurs postes de responsabilité. Il fut, entre autres, Coordinateur du Projet de sensibilisation dans le Delta Intérieur du Niger, sur la protection du patrimoine archéologique ;

Coordinateur des 25 cellules de sauvegarde du patrimoine culturel dans le Delta Intérieur du Niger ; chargé du Programme d’Aménagement et de Conservation du Site Archéologique de Djenné-Djeno ; Directeur Exécutif du Projet de restauration et de conservation de l’architecture de Djenné. Ancien chercheur à l’Institut des Sciences Humaines du Mali, M. Diaby a été également membre du Comité Scientifique du Projet de Restauration pendant huit ans (1996 -2003) et expert thématique pour l’étude d’identification des activités dans le cadre du projet de l’Union Européenne d’appui à la politique culturelle du Mali (9ème FED).

M.Diaby occupait le poste de Chef de la Mission Culturelle de Djenné depuis 1993 jusqu’à sa nomination comme Coordinateur du projet PSIC.

Ce projet, d’une durée de quatre ans, est financé à hauteur de près de 4 milliards de FCFA. C’est une composante du programme de valorisation des Initiatives Artistiques et Culturelles (PAVIA) objet de la convention de financement 9 ACP/ML/016, signée entre le Mali et la Communauté Européenne.

C’est ainsi que la Commission Européenne et le Gouvernement du Mali ont mis en place entre avril 2000 et décembre 2003, un premier programme d’appui à la politique culturelle du Mali. Ce qui a contribué à créer une dynamique extrêmement profitable au développement des activités culturelles dans le pays.

Le nouveau Coordinateur qui était face à la presse le jeudi 6 octobre à la Maison de la Presse, estime que « le secteur de la culture au Mali reste caractérisé par la faible capacité des structures chargées de sa mise en oeuvre, le sous-équipement et l’insuffisance des financements collectés pour sa réalisation, tant par le budget national que par les partenaires extérieurs« .

Ce programme qui vient d’être lancé vise à consolider les acquis du passé et renforcer le développement culturel du Mali en créant une dynamique de développement économique et social à partir de la promotion de sa richesse et de sa diversité culturelle.

Le PSIC se fixe comme objectifs, de procurer aux acteurs culturels décentralisés l’appui technique et financier nécessaire à la réalisation de leurs projets afin de contribuer au développement des différents domaines des Arts et de la Culture par l’aboutissement d’une vaste gamme de projets émanant surtout du secteur privé culturel (artistes, associations culturelles, opérateurs privés indépendants, collectivités publiques et décentralisées).

Boubacar Hama Diaby de déclarer que « sa structure touche à priori toutes les disciplines de l’expression culturelle et artistique : théâtre, musique, danse, littérature écrite et orale, arts plastiques, métiers d’arts, arts appliqués, mise en valeur du patrimoine matériel et immatériel, l’architecture, le cinéma et l’audiovisuel« .

Pour conclure, il dira que le plafond du projet à financer est fixé à 20 millions de FCFA.

Alou B HAIDARA

11 octobre 2005.