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En collaboration avec le Commissariat au développement institutionnel, la radio Kledu a tenu le samedi dernier à l’hôtel Mande le 64è numéro de son club de la presse. Le thème de ce 64è club portait sur « les acquis du plan opérationnel 2006-2009 et les perspectives du nouveau plan opérationnel 2010-2013. »

Les conférenciers du jour, Boubacar Dicko, le coordinateur du programme d’appui à la reforme administrative et à la décentralisation et Moulaye Haïdara, directeur général de l’AGETIC, ont édifié l’assistance sur la mission du programme de développement institutionnel et surtout l’enveloppe financière nécessaire pour la mise en œuvre du plan opérationnel 2010-2013.

Le programme de développement institutionnel (PDI) met en œuvre la politique de modernisation de l’administration et travaille à l’amélioration des services publics afin d’offrir de meilleures prestations au citoyens. Cette mission du PDI s’inscrit dans le souci du renouveau de l’action publique.

Créé en 2003, le programme de développement institutionnel a initié, ces dernières années, une véritable dynamique dans la modernisation de l’État.

Pour impulser les changements et répondre aux attentes, une réelle implication de l’ensemble des acteurs du développement constitue la pièce maîtresse de la réussite de cette nouvelle vision pour l’administration publique.

Pour ce faire, le PDI s’est fixé trois objectifs fondamentaux : accroître l’efficacité de l’action publique ; améliorer les services offerts aux populations et redonner une légitimité à l’État.

Dans la mise en œuvre du premier plan opérationnel 2006-2009, malgré les difficultés, le programme de développement institutionnel a engendré une restructuration de l’appareil d’État avec en toile de fond une véritable politique de rapprochement de l’administration des citoyens. Mais il y a des secteurs qui souffrent encore.

Financé à hauteur de 25 milliards de nos francs par l’État, l’Union Européenne, le Pays Bas, le Canada, et le Royaume de Danemark, le plan opérationnel 2006-2009 avait pour principaux centres d’intérêt les composantes suivantes : la réorganisation de l’État central, le renforcement et la consolidation de la décentralisation, l’amélioration des processus, méthodes et procédures de management des affaires publiques, l’amélioration de la communication et des relations avec les usagers et enfin la valorisation et le renforcement des capacités des ressources humaines.

Le plan opérationnel 2010-2013 couvre une période de quatre ans, avec des objectifs bien déterminés. Tout comme le plan opérationnel 2006- 2009, ce deuxième plan opérationnel du programme de développement institutionnel met l’accent sur six composantes. Chaque composante a des objectifs déclinés en activités. La mise en œuvre de ce plan opérationnel 2010- 2013 nécessité une mobilisation de 25 milliards de nos francs. Selon Boubacar Dicko depuis l’adoption de ce plan, seul l’État et l’Union Européenne ont mis la main dans la poche.

Pour la mise du plan opérationnel 2010- 2013, le programme de développement institutionnel met l’accent sur une véritable politique d’information et de sensibilisation des agents de l’administration publique et les autres acteurs du développement.

Nouhoum Dicko

25 Juin 2010.