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La BAD prête à cofinancer ce programme de près de 110 milliards de FCFA

Le Programme de développement de l’irrigation au Mali, initié par la Banque africaine de développement (BAD) pour un coût de près de 110 milliards de FCFA, a pour objectif principal l’amélioration de la production et de la productivité afin de permettre à notre pays d’assurer sa souveraineté alimentaire.

L’atelier de restitution de la préparation de cet ambitieux programme a eu lieu, hier mercredi 2 juillet, à l’hôtel Laïco El Farouk.

Cette rencontre de restitution de la mission de préparation du Programme de développement de l’irrigation au Mali a mobilisé l’ensemble des acteurs concernés par la question, que ce soit des services techniques de l’Etat et les administrations régionales, des organisations socio-professionnelles du monde rural.

Ces participants ont analysé, de façon objective et concrète, les documents relatifs au Programme et sa mise en œuvre. La cérémonie d’ouverture de cet atelier était coprésidée par Mamadou Samba Ba, chargé des opérations à la BAD et Abdrahamane Cissé, Conseiller technique au ministère de l’Agriculture.

Ce dernier a signalé que ce Programme de développement de l’irrigation, dont l’objectif principal est l’amélioration de la production et de la productivité, vient à point nommé, car il confortera, dans un avenir proche, le programme gouvernemental d’aménagement hydro-agricole 2008-2012 en cours.

Faut-il signaler que le contexte stratégique et sectoriel du développement et de la promotion de l’irrigation au Mali est basé sur les orientations qui proviennent des textes et stratégies de base.

Il s’agit du Cadre stratégique de croissance économique et de la réduction de la pauvreté (CSCRP II) de la loi d’orientation agricole, de la consultation sectorielle sur le développement rural et l’agriculture irriguée et la Stratégie nationale de développement de l’irrigation.

Le Programme de développement de l’irrigation, en plus de l’augmentation de la production, participera également à la gestion rationnelle des ressources en eau et améliorera, de manière sensible, les revenus et le niveau de vie des populations dans les zones de Programme.

Cet objectif s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’augmenter, à brève échéance, la production du riz (de 50% en un an) suite à la pénurie de céréales qui se manifeste actuellement sur le marché mondial.

La première phase du Programme s’articule autour de trois activités majeures : la consolidation du projet de mise en valeur des plaines du Moyen Bani (PMB) la consolidation du Projet d’Aménagement du périmètre irrigué de Maninkoura (PAPIM) et du Projet de développement rural de la zone de Djenné.

Cette phase doit se traduire par l’aménagement d’environ 27 000 hectares de rizières et une production additionnelle d’environ 100 000 tonnes de riz paddy par campagne agricole.

La deuxième phase porte sur le Projet de développement rural de Douentza, le Projet hydro-agricole de Phédié-Salibougou, dans l’Office du Niger et l’étude de la mise en valeur des lacs de la rive droite du fleuve Niger (système Niagaye) viendront s’ajouter au Programme.

Le coût total du Programme s’élève à près de 110 milliards de FCFA. Le coût de la première phase est estimé à 74 milliards de FCFA. Le Chargé des opérations de la BAD a précisé que son institution envisage de cofinancer ce Programme avec d’autres bailleurs de fonds.

Il a conclu en fondant l’espoir que le séminaire aboutira à des propositions concrètes et objectives qui permettront d’améliorer, de façon notable, les différents documents.


Youssouf CAMARA

03 Juillet 2008