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Après la hausse des prix des denrées de première nécessitécomme la viande, l’huile, le lait, le sucre, le savon…, les consommateurs auront à faire face à une autre augmentation: celle des prix du pain qui, de 125F et 250 FCFA, passent désormais à 150FCFA pour le petit pain, et 300F CFA pour le gros pain.

Aussi, bien des Maliens se posent une question, bien que convaincu du contraire : cette décision n’est pas prise à l’insu de la ministre en charge du secteur? Cette augmentation a réellement marqué, sinon traumatisé des consommateurs, à tel point que certains se demandent : “Où va donc le Mali?”.

Aux dires d’un consommateur, avec ces hausses du prix des denrées de première nécessité – viande, huile, lait, sucre, savon…-, notre pays ne répond plus à sa renommmée d’antan.

En effet, auparavant, le Mali était réputé pour être le “grenier de l’Afrique de l’Ouest”, et pour cause : tout coûtait moins cher. Mieux, plein de produits de consommation se trouvaient sur le marché, mais qui, de nos jours, ont complètement disparu,… comme s’ils n’avaient jamais existé.

Aujourd’hui, si rien n’est urgemment entrepris pour arrêter, du moins abaisser ces hausses croissantes du prix des aliments, aucun consommateur, si capable ou nanti soit-il, ne pourra plus “agrémenter sa sauce”. Et un citoyen, de déclarer avec fatalisme : “S’il en est ainsi , et si ça continue, nous allons nous exiler quelque part, pour ne plus être des Maliens.

Le pire est que non seulement les prix ont pris l’ascenseur, mais certaines boulangeries, -notamment certaines de la rive droite-, n’ont trouvé d’autre astuce, plutôt d’autre arnaque, que…de diminuer la longueur de leur baguette de pain, toujours avec le même prix revu à la hausse. Comme pour narguer le consommateur: à prendre ou à laisser.

Le constat est que depuis la date de l’augmentation du prix du pain l’atmosphère n’est plus la même auu sein des populations : elle s’est faite morose dans presque tous les quartiers de Bamako.

Un autre problème suscité par cette augmentation : à part celles situées au centre de la ville, qui fabriquent les petites miches (ou petits pains), les autres boulangeries sises derrière le fleuve ne fabriquent que les gros pains, désormais vendus à 300 FCFA.

Aussi, pour régler le problème, bien des consommateurs ont trouvé la formule. Ils se sont simplement tournés vers… les galettes -”fourou-fourou” – qui sont de loin moins cheres, mais sont à portée de bourse de la majorité des citoyens : les plus pauvres.

Mariétou KONATE

16 novembre 2007.