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L’impact du secteur de l’or sur l’économie malienne : le sujet était au menu d’une conférence organisée, le samedi dernier, par l’Organisation Locale Membre (OLM) Bamako Elite. Le ministre des Mines, Abou Bacar Traoré, s’est expliqué.

L’importance de l’or dans l’économie nationale s’accrue d’année en année. Et les jeunes pensent qu’il faut saisir cette opportunité pour s’insérer dans le tissu économique de notre pays. C’est pourquoi l’OLM Bamako Elite a choisi « l’impact du secteur de l’or sur l’économie malienne » comme thème principal du forum de ses membres. Le forum des membres est un cadre pour la formation des membres de l’OLM Bamako Elite. Pour le président de cette organisation locale, Eihman Sissako, le forum des membres s’inscrit dans le volet formation de Bamako Elite. Pour lui, cette conférence découle de leur souci constant de renforcer les capacités des membres de leur organisation.

Selon le Sénateur Mamadou N’Diaye, modérateur de la conférence, la préoccupation fondamentale des populations tourne autour de trois sujets majeurs : le potentiel aurifère, la place et l’impact de l’or dans l’économie nationale. Le ministre des Mines, Abou Bacar Traoré, qui devrait apporter les réponses, a tout d’abord fait une présentation sommaire du potentiel minière de notre pays.

A en croire, le ministre en charge des Mines, le Mali a un potentiel minier sous exploité et qui gravite aujourd’hui autour de la production de l’or, des matériaux de construction et des eaux minérales. Le potentiel minier va au-delà de ces trois domaines. Il est composé de l’or, du fer, de la bauxite, du phosphate, du manganèse, du sel gemme, du calcaire, de l’uranium, du lithium, du pétrole, etc. Mais tout ce potentiel n’est pas exploité à bon escient.

Pendant que certains produits sont au stade des indices (Zinc, plomb, cuivre…), d’autres attendent leur exploitation.
Quant au potentiel aurifère, il est le plus important pour l’économie nationale. En effet, l’or est aujourd’hui le premier contributeur au budget de l’Etat. Sa contribution aux finances publiques est passée de plus de 59 milliards FCFA en 2005 à plus de 160 milliards de FCFA en 2010. Sept grandes mines d’or sont en activité sur le territoire national plus deux mines de taille moyenne (Kangaba et Kodieran) qui sont détenues totalement par des nationaux. Les grandes mines sont SOMILO (Loulo), MORILA S.A (Morila), SOMIKA (Kalana), TAMICO (Tabakoto), YATELA S.A (Yatela), SEMOS (Sadiola) et SIAMA.

La production aurifère a permis de créer plus de 7880 emplois pour plus de 8,7 milliards de FCFA de salaire en 2008. En 2009, l’or représentait 80,47% des recettes d’exportation du Mali. Selon Abou Bacar Traoré, cette industrie a également contribué au développement communautaire par la construction d’infrastructures sociales.

Et le ministère des Mines envisage d’accroître cette tendance exigeant désormais une prise en compte de cet aspect dans le cahier des charges des entreprises minières avant la signature de tout contrat.
S’agissant du pétrole, dont notre pays attend toujours le premier baril, les explorations sont en cours. Le pays compte 29 blocs de gisement dont 15 font l’objet de recherche sur l’ensemble du territoire national.

Idrissa Maïga

14 Juin 2010.