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Dans l’après-midi du mardi 30 juillet, le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire, le Colonel Moussa Sinko Coulibaly a livré à la presse les premières tendances de la présidentielle de dimanche dernier. Elles donnent le candidat du RPM en tête, avec «une large avance sur les autres candidats». Ce que le camp de Soumi conteste.

Si ces tendances devaient se poursuivre, le ministre Coulibaly a écarté la possibilité d’un second tour. Ce qui veut dire qu’IBK devrait être consacré dès le premier tour de scrutin. Ces tendances portent, selon le Colonel Moussa Sinko Coulibaly, sur 1/3 des dépouillements des suffrages exprimés. Cette déclaration du ministre a été accueillie par des scènes de liesse populaire de la part d’habitants de Bamako et a causé la panique dans l’autre camp.

Aussitôt ces tendances connues et commentées par le ministre Coulibaly, la direction de campagne de Soumaïla Cissé a convoqué une conférence de presse pour contester ces résultats. Les principaux animateurs de cette conférence étaient le Coordinateur national de la campagne de Soumi, l’Honorable Gouagnon Coulibaly, son mandataire, Mamadou Diawara et le représentant des partis alliés de l’URD, Amadou Koïta.

Le Coordinateur national de la campagne de Soumi s’est étonné de cette déclaration du ministre de l’Administration Territoriale. Il a expliqué que le mandataire de leur candidat leur a annoncé que les résultats dont le ministère dispose portaient sur 12% et non sur le tiers des dépouillements. Gouagnon Coulibaly voit une intention derrière cette déclaration du ministre.

Selon lui, en agissant ainsi, le ministre n’est plus dans son rôle. Car, a-t-il estimé, ce n’est pas le ministre de l’Administration qui doit dire s’il y a second tour ou pas. Ce qui lui a fait affirmer que son parti avait des inquiétudes: «on ne met pas le feu aux poudres. Le ministre joue un mauvais rôle.

Nous avons à notre niveau des résultats qui portent sur 40% des dépouillements. Ils prouvent que le ministre est loin de la réalité. Nous ne sommes pas contents, parce que le ministre est sorti de la loi». L’URD persiste: «un 2ème tour est obligatoire et inévitable. On ne sera pas d’accord que nos voix soient volées».

De son côté, le porte-parole des alliés de l’URD a martelé que ces tendances ont été données pour tâter le pouls des populations. Pour cette raison, il a demandé la démission du ministre Moussa Sinko Coulibaly et la constitution d’une Commission internationale de dépouillement.

Au moment où nous mettions cette information sous presse, l’URD organisait un meeting pour continuer la contestation.

Youssouf Diallo

01 Août 2013