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Tel n’est pas encore le cas aujourd’hui. Il en est de même pour les problèmes sempiternels des partis en proie le plus souvent à des crises qui affectent continuellement leur conhésion interne.

LES INCONSTANCES

Au sein de la classe politique, le long du processus démocatique au Mali, peu de partis ont su résister aux scissions, si bien que beaucoup de gens estiment que l’une des caractéristiques des acteurs politiques est l’inconstance, au point ue souvent on se demande toutefois s’il existe des idéologies propres aux partis politiques pour lesquelles les gens y adhèrent.

Le long du processus démocratique, on se rend de plus en plus compte que ce sont les intérêts qui guident les gens; ils se retrouvent généralement non pas autour des principes ou idéaux précis, mais pour défendre leurs intérêts individuels dans des groupes où règne le trafic d’influence en particulier fondé sur les possibilités financières des uns et des autres.

LES ÉLECTIONS ET L’INFLUENCE DE L’ARGENT

Les périodes d’élections sont celles de grandes agitations au sein de la classe politique, peu de partis politiques étant dynamiques au-délà. Il se pose, pendant la période des précampagnes des tractations diverses pour tenter de convaincre les populations, électeurs potentiels, que leurs intérêts se trouvent dans tel ou tel camp.

Mais, de plus en plus, les électeurs, comme les acteurs politiques se portant candidats, surtout aux élections de proximité, sont dans la même logique de la cupidité. Les candidats, même s’ils ne réunissent pas suffisamment de qualités pour prétendre à des postes, usent de leurs moyens financiers par le biais de la corruption et de l’achat de consciences pour arriver à leurs fins.

En général, ils trouvent sur leur chemin beaucoup d’électeurs qui n’attendent que cette opportunité, constituant pour eux une aubaine. Il s’agit donc d’un jeu vicieux dans lequel chacun met tout en oeuvre pour tirer son épingle. Ainsi, les électeurs, sans conviction dans bein des cas, ni préférence, monnaient leurs voix contre des bricoles ou de modiques sommes.

LES ÉLECTIONS, UN BUSINESS

Dès lors, ils ne peuvent prétendre à autre chose, pas même à une bonne gestion de la part de ceux qu’ils ont élus. Chacun ayant son compte, il arrive que ce soit un laisser-aller généralisé. En effet, ceux qui ont déboursé leur argent pour remporter des élections font tout pour pouvoir, au bout du compte, récupérer l’argent qu’ils auront investi.

Il apparait donc que les élections deviennent une question de business et d’investissements productifs. Tant que nous persisterons dans ces errements, difficilement le processus électoral se consolidera.

Dans la plupart des cas, c’est tant pis pour les habitants des communes, le développement communal. En pareil cas, il ne faudra pas s’attendre à ce qu’il y ait un bilan de gestion communale qui prendrait en compte les préoccupations des habitants des communes, quelles soient urbanes ou rurales.

ENJEUX DES COMMUNALES 2009

A l’occasion des élections communales de 2009, la situation ne semble pas s’améliorer, puisque la constitution des listes de candidatures est en tran de compromettre la cohésion au sein de la plupart des partis. Dans certains cas, ce sont des conflits de générations, dans d’autres, c’est l’argent qui impose des cadres et militants.

Ne dit-on pas qu’on ne peut pas réussir en politique sans moyens financiers? Mais, quand les avantages financiers contribuent à réduire les chances des partis aux différents scrutins, il y a lieu que l’on fasse attention. En effet, au moment où il est beaucoup question de la formation des grands ensembles politiques, approche que les acteurs politiques avaient au départ refusée, les frustrations sont en train de devenir le lot quotidien au sein des partis.

DES FRUSTRATIONS

Les mieux implantés sont les plus concernés par ces problèmes sur font de batailles de positionnement sur les liste, voire dans les structures des partis. Au regard de ces constats, on a tendance à croire que les partis, qu’ils soient grands ou petits, sont continuellement à la recherche d’une voie qui leur assurerait la victoire aux différentes élections.

Il semble qu’ils mettront encore du temps pour arriver cette approche salutaire. Mais en attendant, pendant ue certains continueront à prendre des dispositions pour lutter contre la fraude, l’achat de consciences et la corruption, d’autres travailleront avec la conviction que la réussite aux élections passe forcement par ces méthodes classiques, entravant la consolidation du processus électoral au Mali.

Au-délà de ce processus, les partis politiques sont les plus grandes victimes. C’est pourquoi nous assistons à une remise en cause permanente des acquis à tous les niveaux.

Moussa SOW

06 mars 2009