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Dans un entretien qu’’il a accordé à l’ORTM depuis Paris où il est en visite depuis le 26 novembre dernier, le Premier ministre malien a presque balayé d’un revers de la main les propos de Romano Prodi.

Pour rappel, ce dernier, se référant aux positions des experts politiques et militaires, déclarait, lors d’une visite à Rabat (Maroc), il y a quelques jours, qu’une intervention militaire ne pourrait avoir lieu dans le nord du Mali qu’en septembre 2013. Invité à se prononcer sur la portée et les conséquences de ces propos sur le processus de déploiement des forces internationales au Mali, Cheick Modibo a estimé que cette position de l’Envoyé spécial de l’Onu au Sahel ne reflétait pas la vision de la France. Mieux, le chef du Gouvernement malien a conseillé d’éviter de se référer aux propos d’une personne, fût-elle représentante des Nations unies, et tirer des conclusions dans tel sens comme dans tel autre.

D’ailleurs, le Nigeria se dit prêt, a-t-il rappelé, à mettre toute son armée à la disposition de notre pays pour la reconquête de nos régions occupées. Aussi, les pays comme l’Afrique du Sud sont aujourd’hui disposés à aider la Mali, avait-il ajouté. Cette réaction du Pm, si elle n’est pas de nature à minimiser le rôle de M. Prodi, prête en tout cas à réfléchir sur la portée des propos d’un homme, même s’il est représentant de l’Onu. Nous estimons qu’en se prononçant sur la question, le Premier ministre redonne ainsi espoir à de nombreux Maliens qui, depuis la déclaration de l’Italien, commençaient à douter d’une volonté réelle de la communauté internationale à intervenir militairement dans un pays non producteur de pétrole.

B.S

Le Prétoire du 29 Novembre 2012