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L’ancien ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed est le patron de la Commission nationale désarmement démobilisation et réinsertion (DDR). Cette nomination est un bon présage pour la réussite de la mise en œuvre de l’accord pour la paix.

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La mise en œuvre de l’accord issu du processus d’Alger est en marche. Les instances prévues pour la réussite du processus sont en train d’être mises en place. Après la désignation des autorités intérimaires (quoique controversée par une frange importante des groupes signataires de l’accord), le gouvernement vient de nommer le président de la Commission nationale DDR en la personne de Zahabi Sidi Oul Mohamed.

Il a été nommé hier par le Conseil des ministres. Le nouveau patron du DDR est un homme d’expérience qui a déjà évolué dans le secteur. Il a participé au processus d’Alger. Il a la lourde tâche de démobiliser tous les ex-combattants et de faciliter leur réinsertion. Son rôle est donc prépondérant dans le processus de paix et de réconciliation. A ce poste, sa riche carrière lui sera d’un appui considérable.

En effet, après la rébellion en 1992, Zahabi a évolué au sein des Nations unies, notamment au Congo, en Haïti, en Somalie, en Côte d’Ivoire et au sud du Soudan où il a participé à des missions de paix. Dans le Maghreb et dans la sous-région, il a l’un des meilleurs carnets d’adresses.

Forte tête

Zahabi est un ancien rebelle arabe des années 1990 qui s’est assagi depuis un bon moment. Il est né en 1958 à Tombouctou, sa région d’origine et de nature curieux. Il sort major de sa promotion à l’ENA de Bamako. Il est également diplômé de la Sorbonne en France. Dans les années 1990, il travaille dans le nord du Mali au sein d’une ONG norvégienne. C’est pendant cette période que dans le même septentrion malien, il fait la connaissance de l’actuel président qui, à l’époque, dirigeait lui-même une ONG française.

Arrivent les années 90 et une rébellion arabo-touarègue dans le Nord. Zahabi Ould Sidi Mohamed se retrouve dans un groupe armé, le Front islamique arabe de l’Azawad (FIAA). C’est une forte tête. L’homme est éloquent. Il deviendra rapidement le coordinateur de tous les mouvements arabes et touaregs armés dans le Nord. A ce titre, il est aux premières loges en 1992 lors des accords de paix entre rebelles et gouvernement malien. Depuis, il travaille pour le développement et la paix.

Sory I. Konaté

17 Novembre 2016

©AFRIBONE