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Des représentants de l’Union africaine (UA) et du Sénégal réunis pour trouver le meilleur dispositif afin de juger à Dakar l’ex-président tchadien Hissène Habré ont proposé mardi une Cour d’assises formée de magistrats africain et sénégalais. Les consultations entre le Sénégal et l’UA avaient débuté vendredi, le jour même de la décision de la CIJ de La Haye ordonnant à Dakar de juger « sans délai » ou d’extrader Hissène Habré, accusé de génocide commis par son régime (1982-1990) et réfugié dans ce pays depuis sa chute en 1990. Le Sénégal ne doit cependant poursuivre Hissène Habré que pour les crimes présumés commis après l’entrée en vigueur et la ratification par le Sénégal de la Convention sur la torture, le 26 juin 1987, a estimé la CIJ. Le représentant de l’UA, Robert Dossou, a évoqué « l’engagement de l’UA de se tenir à vos côtés (du Sénégal) pour que, pour la première fois, l’Afrique juge l’Afrique. Nous repartons de Dakar avec espoir et confiance ».AFP.