Partager

C’est pourquoi, les deux derniers conseils seront à Bamako lundi soir pour une séance de travail.

En effet, dans ce fameux ouvrage écrit sous la signature du Sphinx, on relève concernant le promoteur libanais résidant au Mali que :  » Mohamed Saïdi doit à la BHM plus de 8 mil­liards de FCFA, Comme si cela ne suffisait pas, le même Mohamed Saïdi, sur recommandation du président ATT, a obtenu le marché de construction du nouveau marché de Mopti. Comment le président a accepté de décorer un délinquant financier comme Mohamed Saïdi qui est inter­dit de séjour en Côte d’Ivoire ? Pour quel service rendu à la nation malienne ? Après avoir pris part au financement de la campagne présidentielle d’ATT en 2002, Mohamed Saïdi rétribue à coup de millions la protection dont il bé­néficie et saura être généreux en 2007 pour les campa­gnes présidentielles du candidat ATT.

En locataire généreux de la villa cossue du président ATT à Bacodjikoroni, M. Saïdi n’est nullement inquiété par le Vérificateur Général. Toute chose qui a amené cer­tains créanciers de la BHM à ne pas s’acquitter de leurs dettes. « Voilà tout ce qui a motivé le patron de la SICG, Mohamed Saïdi à saisir la justice parisienne et à consti­tuer un groupe d’avocats. Sous la direction du célèbre conseil Me Jacques Vergés, ce pool d’avocats constitué entre autres de Me Jean Charles Tchicaya du barreau de Paris et Me Harouna Toureh du Mali va défendre dans  » ATTcratie : la promotion d’un homme et de son clan  » le chapitre qui incrimine leur client. Le reste ne les inté­resse guère. Le procès est annoncé pour le 17 janvier prochain. C’est pourquoi, Mes Jacques Vergés et Jean Charles Tchicaya seront à Bamako lundi soir pour une séance de travail. Puisque c’est à Bamako que les faits supposés ont été commis. En réalité, ils viennent à la recherche de la vérité. Du coup, ils pourraient rencontrer les responsables de la BHM et ATT pour élaborer une bonne stratégie de défense de leur client. Ils organiseront probablement un point de presse avant de retourner dans l’Hexagone pour les derniers réglages du procès.

L’Harmattan pour sa part, a cité des personnalités maliennes notamment le président à la fois de l’As­semblée nationale et du RPM, Ibrahim Boubacar Kéïta en première ligne pour témoigner en sa faveur. Mais celui-ci a clairement annoncé sur RFI qu’il ne témoi­gnera pas. Sa présence n’est d’ailleurs pas obligatoire. On voit mal IBK témoigner contre un citoyen malien ou étranger devant une quelconque juridiction.

Citer IBK parmi les témoins n’est ni plus ni moins qu’une manière de semer la confusion dans l’esprit des uns et des autres au sujet de l’auteur ou des auteurs de l’ouvrage :  » ATTcratie, la promotion d’un homme et de son clan « .

Chahana TAKIOU

05 janv 07